14-18Hebdo

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218e semaine de guerre - Lundi 30 septembre au dimanche 6 octobre 1918

LUNDI 30 SEPTEMBRE 1918 - SAINT JEROME - 1520e jour de la guerre

MARDI 1ER OCTOBRE 1918 - SAINT REMI - 1521e jour de la guerre

MERCREDI 2 OCTOBRE 1918 - SAINTS ANGES GARDIENS - 1522e jour de la guerre

JEUDI 3 OCTOBRE 1918 - SAINT CANDIDE - 1523e jour de la guerre

VENDREDI 4 OCTOBRE 1918 - SAINT FRANÇOIS D’ASSISE - 1524e jour de la guerre

SAMEDI 5 OCTOBRE 1918 - SAINT PLACIDE - 1525e jour de la guerre

DIMANCHE 6 OCTOBRE 1918 - SAINT BRUNO - 1526e jour de la guerre

Revue de presse

  • L’ennemi chancelle sous le choc – Dixmude est pris – Cambrai, Saint-Quentin et le Chemin des Dames débordés
  • La victoire de Palestine se développe - Le chiffre des prisonniers s'élève à 50,000
  • Sur le front de Macédoine - Les Italiens avancent sur le massif du Baba
  • Le bloc ennemi se disloque - La Bulgarie capitule - L'armistice est signé
  • L'offensive continue avec succès sur tout notre front
  • Nos troupes ont pénétré dans Saint-Quentin
  • Les Allemands rejetés de la Vesle sur l'Aisne
  • En deux mois les Britanniques ont fait 123,618 prisonniers et capturé 1,400 canons
  • L'ennemi traqué partout recule sur tout le front
  • Le butin des Alliés depuis le 15 juillet : 254,000 prisonniers dont 5,518 officiers, 3,669 canons et 23,000 mitrailleuses
  • Les Anglais à Damas - 7,000 prisonniers
  • Lens et Armentières reconquis
  • Le prince Max de Bade, chancelier de l'Empire allemand
  • Brillante avance franco-américaine en Champagne et en Argonne
  • Contre le vandalisme allemand - Les représailles
  • Abdication du roi Ferdinand de Bulgarie en faveur de son fils Boris
  • La réforme de la constitution allemande
  • Retraite générale allemande au nord de Reims sur un front de 45 kilom.
  • Les empires centraux proposent un armistice
  • Pour conjurer le désastre l'Allemagne crie : Halte !
  • La 35e victoire de Coppens

 

Morceaux choisis de la correspondance

La correspondance de Georges et Marie Cuny s’arrête le 29 juin 1918 (aucune lettre n’a été retrouvée après cette date, à part quelques cartes adressées à leur fille Noëlle). Pour couvrir cette période du second semestre 1918, j’ai utilisé l’historique des faits dans le Journal des Marches et Opérations en 1918 du 260e Régiment d’Artillerie de Campagne et dans celui du 2e Groupe du même RAC (groupe dont Georges Cuny était le commandant). Ces documents nous permettent de continuer l’histoire (en tout cas militaire) d’un des protagonistes de la correspondance. Ces JMO sont disponibles sur Internet – Site « Mémoire des Hommes ».

 

  

Journal des Marches et Opérations - 260e RAC

 

 

30   sept.

 

 

Heure de début de l’attaque 5h30. Les progrès de notre infanterie sont satisfaisants à droite, assez pénibles à gauche où le village de Romain arrête notre infanterie.

 

Toutefois les progrès de la D.I de gauche permettent de tourner le village par le N. et de faire tomber ce centre de résistance vers 11h. Mais cette résistance a arrêté les progrès de la droite qui se trouve bien en avant du village de Romain. A 13h, le 1er g. se déplace et va occuper des positions au N.E de Courlandon. Les 2e et 3e g. font dans l’après-midi des reconnaissances dans la région du Mt Ferré. Malheureusement une contre-attaque ennemie, déclenchée vers 18h, refoule notre droite jusqu’à hauteur de Romain ce qui empêche les déplacements des 2 autres groupes.

 

Le détachement de liaison du 2e groupe est commandé par le S/Lieutt Lyonnet qui est blessé par éclat d’obus vers 12 heures et évacué par les soins de l’infanterie (mort le 4 octobre à l’hôpital d’Epernay).

 

 

1er   octobre

 

 

L’attaque reprend à 6h. Le 260e RAC est chargé de faire le barrage roulant devant l’infanterie. L’opération marche bien : à 10h30, la 1ère ligne d’infanterie est sensiblement jalonnée par le chemin de terre passant à l’E de la ferme de Loge-Fontaine.

 

Dès 9h les groupes commencent leurs déplacements. Mais par suite de la difficulté rencontrée dans la recherche des positions, de l’encombrement des routes, de la complication imposée aux itinéraires par l’état des ponts et des chemins, certaines batteries ne sont en état de tirer qu’à 15h30.

 

Le soir, tous les groupes sont en position : à l’ouest de Ventelay, au N. de Montigny sur Vesle, au S.E de Romain. A partir de 17h le P.C. du Régt fonctionne à Romain.

 

 

2   octobre

 

 

L’ennemi effectue un mouvement de repli. Dès 7h notre infanterie reprend sa marche en avant sans éprouver aucune résistance : elle s’empare bientôt de Guyencourt, Bouffignereux, Cormicy.

 

Le soir la 1ère ligne française passe à 1 000 m à l’E de Cormicy et à 1 500 m au S.O. de Berry au Bac.

 

Dès 8h les groupes se portent en avant : les batteries occupent successivement des positions intermédiaires d’où elles n’ont pas à tirer.

 

Le soir les groupes sont en position : à la Chapelle, dans le ravin entre la petite montagne et la Grande montagne, 2 km à l’ouest de Cormicy, à 1 300 m à l’E de Guyencourt, sur les pentes de la grande Montagne. Le P.C. du régiment est installé dans le bois du Belhaut à partir de 15h.

 

 

3   octobre

 

 

Notre infanterie continue à progresser malgré une plus forte résistance de l’ennemi et se rapproche du canal. Les groupes appuient cette progression par des tirs exécutés à la demande de l’infanterie.

 

 

4   octobre

 

 

Avec l’appui de l’artillerie, l’infanterie continue à réduire des nids de mitrailleuses et accentue sa progression. En fin de journée, elle borde complètement le canal après s’être emparée de Moscou.

 

 

5   octobre

 

 

La D.I de droite a fait ce matin une opération qui a bien réussi, qui lui a permis de traverser le canal de la Marne au Rhin et de continuer sa progression en direction de Condé sur Suippes.

 

Elle entraine une progression de la droite de la D.I, qui traverse le canal de la Marne au Rhin et vient en fin de journée border le canal latéral à l’Aisne jusqu’aux lisières S. de Condé. Dans l’après-midi le 2e g. se déplace et vient prendre position aux lisières S. de Cormicy.

 

 

6   octobre

 

 

Dans la matinée des éléments d’infanterie de la D.I sont poussés de l’autre côté de l’Aisne, en face du bois de la Pie, à l’ouest de Berry au Bac.

 

Dans la nuit du 6 au 7 une Batie   du 1er g. se déplace et vient prendre position à la lisière E du bois de Gernicourt. Le P.C. du régiment fonctionne à Cormicy à partir de 12h. 1 batie du 3e g. se déplace et vient prendre position aux environs du moulin de Cormicy.

 

 

  

 

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 06/10/1918 (N° 1450)

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Le général Janin - Commandant en chef les armées tchéco-slovaques

Le 19 décembre 1917, un décret ministériel sanctionnait la constitution d’une armée tchéco-slovaque au service de la France. On sait d’autre part que d’importants contingents tchéco-slovaques luttent en Russie contre les Allemands et les bolcheviks, et que d’autres opèrent en Italie contre les Autrichiens. Le commandant en chef de cette armée nationale tchéco-slovaque qui a rendu et rend toujours de si éminents services à la cause de l’Entente, est un Français, le général Janin. Grâce à l’obligeance du ‘Conseil national des Pays Tchèques’ et de nos excellents confrères de la revue ‘La Nation Tchèque’, nous pouvons donner aujourd’hui à nos lecteurs le portrait et la biographie du général Janin, généralissime de l’armée tchéco-slovaque.

 

Le général Janin est né en 1863 d’une famille alsacienne-lorraine. Son père était médecin militaire dans l’armée française. Sa mère, âgée de 78 ans au début de la guerre, est Alsacienne. Elle fut emprisonnée en Allemagne, puis expulsée et renvoyée en France. Sorti de Saint-Cyr dans les premiers, le lieutenant Janin fut l’un des meilleurs élèves de l’école de guerre. Attaché à l’état-major général, il fut officier d’ordonnance des généraux de Boisdeffre et Donop.

 

Au moment où la guerre éclata, le colonel Janin commandait le 66e de ligne. Dès le début des hostilités, il fut appelé au commandement de la 35e brigade, à la tête de laquelle il prit part aux combats livrés près de Nancy puis aux batailles de la Marne et de l’Yser. Il fut ensuite envoyé au grand quartier général, nommé général, et chargé de l’organisation de l’artillerie, de l’aviation et du matériel de guerre. Le maréchal Joffre le tenait pour un de ses meilleurs collaborateurs.

 

En avril 1916, le général Janin fut nommé chef de la mission militaire en Russie. Il était envoyé dans ce pays au moment où la situation s’y dessinait sérieuse, au moment où la Russie était en pleine crise et où se préparait la révolution. Le général Janin était particulièrement désigné pour cette mission, en raison de son passé et de ses travaux. Depuis longtemps, en effet, le général Janin s’occupait des choses slaves et particulièrement des choses russes. Dès sa jeunesse, il avait, à l’école de guerre, étudié la langue russe et s’était sérieusement occupé de la littérature russe. Maintes fois depuis, il avait été mêlé aux affaires russes. Il avait fait quatre longs séjours en mission militaire en Russie ; et, envoyé en 1912, à l’Académie militaire de Petrograd, il y était resté un an comme instructeur pour introduire dans l’armée russe les méthodes françaises. Pendant son séjour en Russie, au cours de la guerre, le général Janin put constater avec douleur que la Russie courait à sa perte. Il attira souvent l’attention sur ce fait, appréhendant le pire. Il quitta le pays à la fin de 1917, au moment où apparaissait la décadence et où s’annonçait la fin de la Russie militaire.

 

En 1916, il avait commencé à s’intéresser à la cause tchéco-slovaque. « Dès cette époque, disent nos confrères tchèques, le général Janin porta la plus grande attention à notre action et nous prêta son plus dévoué concours. Il n’a cessé depuis lors de s’intéresser à notre cause. Il vit souvent nos soldats au front, sachant facilement les distinguer au milieu des Russes. Il assista aux combats de Zborov où il vit nos soldats à l’œuvre. En raison de tout ce que nous avons fait dans l’ordre militaire, il tenait nos hommes en haute estime et, lorsque le Conseil National le lui demanda, il coopéra avec plaisir à l’organisation de notre armée, à laquelle aujourd’hui il consacre toute son énergie. Le général Janin, ajoutent-ils, se rend fort bien compte qu’il est à la tête de l’armée d’une nation qui veut conquérir sa liberté politique et nationale. Il connaît la valeur de notre nation et sait que nos hommes sont des soldats de la liberté, de l’idéal, du droit et de la justice. Un général alsacien-lorrain est plus apte que quiconque à saisir ce fait. Aussi les liens qui le rattachent à nous et qui nous rattachent à lui sont-ils des plus solides. » Et ils concluent : « Nous sommes certains que le général Janin conduira notre armée révolutionnaire à la victoire… »

 

C’est une certitude que partagent tous ceux qui ont suivi la glorieuse action des troupes tchéco-slovaques en Russie. Et il n’est pas un Français qui ne soit fier de penser que c’est un des nôtres qui commande ces admirables soldats qu’anime le plus noble idéal d’héroïsme et de liberté.

 

 

Carte du front de la Flandre à la Champagne - Bailleul à Reims (pour suivre l’offensive franco-britannique)

LPJ Illustre 1918-10-06 B.jpg

 

 

Thèmes qui pourraient être développés

  • Front - L’ennemi chancelle sous le choc – Dixmude est pris – Cambrai, Saint-Quentin et le Chemin des Dames débordés / Nos troupes ont pénétré dans Saint-Quentin / En deux mois les Britanniques ont fait : 123,618 prisonniers et capturé 1,400 canons / Le butin des Alliés depuis le 15 juillet : 254,000 prisonniers dont 5,518 officiers, 3,669 canons et 23,000 mitrailleuses / Lens et Armentières reconquis / Brillante avance franco-américaine en Champagne et en Argonne / Retraite générale allemande au nord de Reims sur un front de 45 kilom.
  • Palestine - La victoire de Palestine se développe - Le chiffre des prisonniers s'élève à 50,000
  • Macédoine - Sur le front de Macédoine - Les Italiens avancent sur le massif du Baba
  • Bulgarie - Le bloc ennemi se disloque - La Bulgarie capitule - L'armistice est signé
  • Les Anglais à Damas - 7,000 prisonniers
  • Allemagne - Le prince Max de Bade, chancelier de l'Empire allemand
  • Bulgarie - Abdication du roi Ferdinand de Bulgarie en faveur de son fils Boris
  • Allemagne - La réforme de la constitution allemande
  • Armistice - Les empires centraux proposent un armistice
  • Aviation - La 35e victoire de Coppens (aviateur belge)
  • Le général Janin, commandant en chef les armées tchéco-slovaques (Portrait dans LPJ Sup)
  • Front - Carte du front de la Flandre à la Champagne - Bailleul à Reims (LPJ Sup)
  • Conseils pratiques - Comment ne pas être malade, comment bien se porter (LPJ Sup)
  • Religion - Fête religieuse - Saints Anges Gardiens - 2 octobre


28/09/2018
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