14-18Hebdo

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209e semaine de guerre - Lundi 29 juillet au dimanche 4 août 1918

LUNDI 29 JUILLET 1918 - SAINTE MARTHE - 1457e jour de la guerre

MARDI 30 JUILLET 1918 - SAINTS ABDON ET SENNEN - 1458e jour de la guerre

MERCREDI 31 JUILLET 1918 - SAINT IGNACE DE LOYOLA - 1459e jour de la guerre

JEUDI 1ER AOUT 1918 - SAINT PIERRE-ES-LIENS - 1460e jour de la guerre

VENDREDI 2 AOUT 1918 - SAINT ALPHONSE DE LIGUORI - 1461e jour de la guerre

SAMEDI 3 AOUT 1918 - SAINTE LYDIE - 1462e jour de la guerre

DIMANCHE 4 AOUT 1918 - SAINT DOMINIQUE - 1463e jour de la guerre

Revue de presse

  • L’Ourcq est franchi et Fère-en-Tardenois reconquis
  • Au conseil national du parti socialiste - On est loin de s'entendre - La majorité passe aux minoritaires
  • Violents combats au nord de la Marne
  • On prépare l'opinion allemande à un repli entre Reims et Soissons
  • Nous progressons sur les hauteurs au N.-E. de Fère-en-Tardenois
  • L'Esthonie et la Livonie livrées à l'Allemagne
  • Nous repoussons de violentes attaques et maintenons partout nos lignes
  • Assassinat du maréchal von Eichhorn commandant des troupes allemandes en Ukraine
  • En Russie - La révolution affamée
  • La quatrième année de guerre se termine par une victoire et par 33 400 prisonniers capturés en 15 jours
  • Au seuil de la cinquième année de guerre - Les deux proclamations du Kaiser - A son peuple : "Il faut agir jusqu'à ce que l'ennemi reconnaisse notre droit à l'existence" - A ses armées : "Les armées américaines ne nous effraient point"
  • Nous reprenons Soissons
  • Nos aviateurs harcèlent l'ennemi en retraite
  • La terreur en Russie - L'arrestation de Maxime Gorki
  • Les tanks dans la bataille
  • Sur un front de 50 kilomètres nos troupes ont continué leur marche victorieuse
  • Les Allemands abandonnent la rive ouest de l'Ancre
  • L'aveu de Ludendorff - La victoire de Foch
  • L'augmentation de la solde des troupes - 765 millions de nouveaux crédits pour les armées de Terre et de Mer
  • Le ravitaillement des Alliés par les Etats-Unis
  • La grippe infectieuse en Suisse - Ajournement des passeports et quarantaine - Le bacille de la fièvre cérébro-spinale incriminé

 

Morceaux choisis de la correspondance

La correspondance de Georges et Marie Cuny s’arrête le 29 juin 1918 (aucune lettre n’a été retrouvée après cette date, à part quelques cartes adressées à leur fille Noëlle). Pour couvrir cette période du second semestre 1918, j’ai utilisé l’historique des faits dans le Journal des Marches et Opérations en 1918 du 260e Régiment d’Artillerie de Campagne et dans celui du 2e Groupe du même RAC (groupe dont Georges Cuny était le commandant). Ces documents nous permettent de continuer l’histoire (en tout cas militaire) d’un des protagonistes de la correspondance. Ces JMO sont disponibles sur Internet – Site « Mémoire des Hommes ».

 

 

Journal des Marches et Opérations - 260e RAC

 

 

29   juillet

 

 

Le Lt colonel Bossu partant en permission, le Lt colonel Coléno prend le commandement   provisoire de l’A.D./153. Repos.

 

 

30   juillet

 

 

Reconnaissance du Lt colonel Coléno dans la région : Paillart - La Faloise- Hallivillers en vue d’une occupation éventuelle par la 153e D.I, de la 2e position dans cette région. Dans l’après-midi, le I/260 fait mouvement et va cantonner à Esquennoy.

 

 

31   juillet

 

 

Les capitaines Allemandet et Turaud sont nommés Chef d’Escadron à T.T.

 

 

1er   août

 

 

Reconnaissance des Cdts de groupe et de batie dans la région d’Hallivillers.

 

 

2-3   août

 

 

Repos

 

 

4   août

 

 

Reconnaissance du chef d’escadron Allemandet qui prend le commandement tactique du Régt dans la région de Thennes et deThézy. Dans la nuit du 4 au 5 août le Régt fait mouvement et se porte à Grattepanche (cantonnement bivouac)

 

 

 

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 04/08/1918 (N° 1441)

 

Nos chefs victorieux - Le général Gouraud

LPJ Illustre 1918-08-04 A.jpg

 

Par une dérogation, heureuse, certes !, au déplorable système de l’anonymat qui, depuis le début de la guerre, n’a cessé de peser sur nos gloires, la presse, cette fois, a été autorisée à dire le nom du chef qui commande les vaillantes troupes auxquelles se sont heurtés les Allemands dans leur dernière offensive. Ce chef c’est le général Gouraud.

 

On connaît sa popularité, son courage, sa force d’âme, ses talents d’organisateur. Il a cette fois témoigné d’une vertu de plus, l’esprit de prévoyance. Les Allemands, dans les offensives précédentes, bénéficièrent de coups de surprise. Il n’en fut pas de même pour celle-ci. Près de dix jours avant qu’elle éclatât, le général français avait percé à jour leurs projets.

 

A la date du 7 juillet, Gouraud adressait ce superbe ordre du jour « aux soldat français et américains de la 4e armée » : « Nous pouvons être attaqués d’un moment à l’autre. Vous sentez tous que jamais une bataille défensive n’aura été engagée dans des conditions plus favorables. Nous sommes prévenus et nous sommes sur nos gardes. Nous sommes puissamment renforcés en infanterie et en artillerie. Vous combattrez sur le terrain que vous avez transformé par votre travail et votre opiniâtreté en une forteresse redoutable. Cette forteresse sera invincible si tous les passages en sont bien gardés. Le bombardement sera terrible. Vous le supporterez sans faiblir. L’assaut sera rude, dans un nuage de fumée, de poussière et de gaz, mais votre position et votre armement sont formidables. Dans vos poitrines battent des cœurs de braves et forts hommes libres. Personne ne regardera en arrière. Personne ne reculera d’un pas, chacun n’aura qu’une pensée : en tuer beaucoup, jusqu’à ce qu’ils en aient assez. C’est pourquoi votre général vous dit : cet assaut vous le briserez et ce sera un beau jour ! » Quelques jours plus tard, les soldats de Gouraud étaient attaqués, en effet, mais grâce à la prévoyance du chef, grâce à la discipline des hommes, tout était prévu pour répondre à l’attaque. Comme le général l’avait pronostiqué, l’assaut fut brisé, et ce fut un beau jour pour le chef, un beau jour pour ses soldats, un beau jour pour la France.

 

Le général Gouraud est de cette belle lignée des grands soldats d’Afrique qui donnèrent à la France son empire colonial. « C’est un pur Africain, dit un de ses biographes. Sa vie tout entière s’est passée à apporter la civilisation dans la plus neuve des cinq parties du monde : Soudan, Tchad, Mauritanie. Nulle épopée n’atteint la grandeur de ces simples récits où le jeune vainqueur de Samory note jour par jour les difficultés surmontées, les soumissions obtenues, les privations supportées et les actes d’héroïsme de ses compagnons, depuis l’officier supérieur jusqu’au plus modeste soldat. Ces notes ont l’apparente sécheresse d’un procès-verbal. Une énergie indomptable, une intelligence toujours tendue et ouverte à tout, un sentiment profondément humain des réalités bouillonnent sous ce texte rude comme un torrent souterrain qui passe sous un sol rocheux… »

 

Cette intelligence et cette énergie se sont admirablement employées au service de la France. Gouraud, il y a dix ans, était colonel. Il venait de passer plus de deux ans au Tchad. En 1908, on le mit à la tête de la colonne de l’Adrar. En moins d’un an, il pacifia la Mauritanie. Quatre ans plus tard, le général Lyautey lui confiait le soin de châtier les tribus qui avaient assiégé Fez. A travers les montagnes de l’Hiayua, sous un climat torride, il mena cette campagne avec une vigueur magnifique. On raconte que rentrant à Fez le 14 juillet à la tête de sa troupe glorieuse, Gouraud fut informé qu’il était nommé général de brigade. Or, il n’avait pas même un uniforme de rechange. Un général qui se trouvait là arracha de ses manches deux étoiles qui furent cousues sur celles de Gouraud, et le nouveau brigadier passa la revue dans l’uniforme décoloré, brûlé de soleil, sali de poussière, qu’il avait porté durant la campagne. L’année suivante, Gouraud commanda l’une des deux colonnes (le général Baumgarten commandait l’autre) qui, par l’expédition de Taza, assurèrent la liaison définitive entre le Maroc occidental et le Maroc oriental.

 

La guerre éclate, Gouraud rentre en France à la fin de 1914, et reçoit le commandement d’un corps d’armée. Puis il est nommé chef du corps expéditionnaire français aux Dardanelles. Le 30 juin 1915, comme il venait de se mettre à table pour diner, on le prévient qu’un convoi de blessés vient d’arriver à l’hôpital installé non loin de son quartier général. Il s’y rend immédiatement. Il va pénétrer dans l’ambulance quand un obus éclate à ses pieds. La commotion est telle que le général est projeté à six mètres de là. On le relève. Les deux jambes et le bras droit sont fracturés. On a pu sauver les jambes, mais il a fallu sacrifier le bras.

 

Le glorieux mutilé, à peine remis, reprit du service. Chargé par le gouvernement d’une mission en Italie, il se montra aussi bon ambassadeur que bon soldat et ne tarda pas à conquérir toutes les sympathies par sa bonne grâce comme il avait conquis toutes les admirations par son héroïsme. Rentré en France, il fut appelé au commandement de cette armée de Champagne à la tête de laquelle il vient de s’illustrer. Il se montra là le chef véritable, le chef complet, parfait organisateur autant que merveilleux entraîneur d’hommes, le chef tel que l’exige la guerre moderne avec ses innombrables complications.

 

A propos de nos grands généraux d’Afrique, l’auteur de l’article biographique que j’ai cité plus haut disait encore : « Jetés dans des contrées souvent encore inconnues, au climat torride, parmi des peuples guerriers et primitifs dans la brousse, la forêt vierge ou le bled dénudé, ces soldats colonisateurs ont eu à résoudre tous les problèmes de la vie d’une petite armée, vivres, transports, munitions, nécessité d’adapter à des conditions toujours imprévues leurs méthodes de guerre. Il leur fallait, au milieu des pires difficultés, des privations, soutenir le moral de leurs troupes, exercer un prestige personnel sur les peuples soumis et à soumettre. A la fois guerriers, ingénieurs, diplomates, administrateurs, ils avaient tout à créer, partout où ils passaient… » A cette école d’énergie, d’activité, d’initiative se sont formés les Gouraud, les Mangin, les Marchand, tant d’autres chefs prestigieux. Honneur à nos campagnes coloniales, ce sont elles qui ont préparé de tels hommes à la Patrie !

 

 

La « nursery » de l’usine (photos)

LPJ Illustre 1918-08-04 C.jpg

La "Nursery" de l'usine

Au travail

Bonjour Bébé

Un peu de plein air

Un jeune homme occupé

Les berceaux

L'heure de la tétée

Pendant le repos. Chaque mère reprend son bébé

La promenade en rond

 

 

 

Thèmes qui pourraient être développés

  • Front - L’Ourcq est franchi et Fère-en-Tardenois reconquis / Violents combats au nord de la Marne / La quatrième année de guerre se termine par une victoire et par 33 400 prisonniers capturés en 15 jours / Nous reprenons Soissons / Sur un front de 50 kilomètres nos troupes ont continué leur marche victorieuse / Les Allemands abandonnent la rive ouest de l'Ancre / L'aveu de Ludendorff - La victoire de Foch
  • Politique - Au conseil national du parti socialiste - On est loin de s'entendre - La majorité passe aux minoritaires
  • Allemagne - On prépare l'opinion allemande à un repli entre Reims et Soissons
  • L'Esthonie et la Livonie livrées à l'Allemagne
  • Ukraine - Assassinat du maréchal von Eichhorn commandant des troupes allemandes en Ukraine
  • En Russie - La révolution affamée
  • Aviation - Nos aviateurs harcèlent l'ennemi en retraite
  • Russie - La terreur en Russie - L'arrestation de Maxime Gorki
  • Arme - Les tanks dans la bataille
  • Soldat - L'augmentation de la solde des troupes - 765 millions de nouveaux crédits pour les armées de terre et de mer
  • Suisse - La grippe infectieuse en Suisse - Ajournement des passeports et quarantaine - Le bacille de la fièvre cérébro-spinale incriminé
  • Nos chefs victorieux - Le général Gouraud (Portrait dans LPJ Sup)
  • La "Nursery" de l'usine (Photos dans LPJ Sup)
  • Religion - Fête religieuse - Saint Pierre-ès-Liens - 1er août


27/07/2018
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