14-18Hebdo

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11e semaine de guerre - Lundi 12 octobre au dimanche 18 octobre 1914

 

LUNDI 12 OCTOBRE 1914 - SAINT SERAPHIN - 71e jour de la guerre

MARDI 13 OCTOBRE 1914 - SAINT EDOUARD - 72e jour de la guerre

MERCREDI 14 OCTOBRE 1914 - SAINT CALIXTE - 73e jour de la guerre

JEUDI 15 OCTOBRE 1914 - SAINTE THERESE - 74e jour de la guerre

VENDREDI 16 OCTOBRE 1914 - SAINTS MARTINIEN ET SATURIEN - 75e jour de la guerre

SAMEDI 17 OCTOBRE 1914 - SAINTE HEDWIGE - 76e jour de la guerre

DIMANCHE 18 OCTOBRE 1914 - SAINT LUC - 77e jour de la guerre

Revue de presse

-       Deux « Taube » sur Paris – Quatre morts. Vingt-deux blessés – Une bombe incendiaire a été lancée sur Notre-Dame

-       Les forts d'Anvers tiennent toujours

-       L'occupation d'Anvers - Le gouvernement belge transféré au Havre

-       Le cardinal Gasparri, sous secrétaire d'Etat au Saint-Siège

-       Le procès des assassins de l'archiduc François-Ferdinand

-       L'action des forces alliées s'étend d'Ypres à la mer

-       L'offensive russe - La grande bataille sur la Vistule - Trois millions et demi d'hommes sont aux prises

-       L'Angleterre dispose actuellement de 1,800,000 hommes

Morceaux choisis de la correspondance

12 octobre - JMO 5e RAC/Groupe 95. - Le commandant Giraud remplace le commandant Demangel à la tête du groupe de 95. La batterie 44 touche un nouvel harnachement. Les batteries reçoivent leur complément d’officiers. Les lieutenants Mailliary et Ducrot sont adjoints au commandant de groupe. Le s/lieutenant Baudère du 47e passe à la 44e Bie. Les batteries touchent de plus un médecin aide major, un médecin auxiliaire et un vétérinaire. Les batteries se complètent également en hommes provenant des 4e, 5e et 47e d’artillerie et du 10e à pied.

Les enfants jouent aux soldats pendant leurs récréations.

14 octobre - ELLE. - Maurice ne reçoit aucune lettre de sa femme, il ne lui arrive que des cartes. Elle cherchera à arriver jusqu’à lui demain, mais je ne sais si elle pourra. Maurice lui a écrit qu’elle s’adresse à un capitaine qu’il connaît et qui est à Rambervillers pour qu’il la renseigne sur l’endroit exact où son régiment se trouve et pour qu’il lui donne les laissez-passer nécessaires. Elle lui portera en même temps les effets de laine que nous avons déjà confectionnés pour les troupes. Maurice sera content de les distribuer à ses hommes. Je ne crois pas que nous pourrons facilement t’en envoyer, car on ne prend que des postaux de 2 kilogs, c’est si peu de chose, et je me demande même s’ils arrivent à destination. Nous en avons envoyés à Georges Boucher, nous verrons s’il nous en accuse réception.

 

Maurice est toujours du côté de Cirey-Lunéville et Georges nous a adressé une carte du 3 octobre de Boulogne s/mer. Il était encore dans le train qu’il avait pris 26 heures avant à Châlons et leur convoi n’était pas encore arrivé à son lieu de destination, il se demandait si on les emmenait en Belgique. Sa carte n’est arrivée que hier de sorte que nous ne savons pas à l’heure actuelle.

 

Et toi mon bon chéri aimé. Où es-tu en ce moment, j’ai tant pensé à toi ces deux jours que tu as passés en wagon. Le temps vous a souri pour votre embarquement, tes hommes n’ont pas été mouillés. / J’ai fait une excellente route pour rentrer de Besançon, il faisait un vent très froid, mais le bon souvenir de ces trois journées passées ensemble me tenait chaud au cœur et m’a empêchée de trouver la route longue. J’ai conduit la moitié de la route et nous avons bien marché. On ne rencontrait presque personne et les routes jusque dans les Vosges sont excellentes.

 

Tout notre monde était en excellent état, les enfants m’ont fait grand accueil et les petits souvenirs de leur papa leur ont fait un plaisir immense. André a été enchanté de sa montre, il la porte et regarde l’heure à chaque instant. Il aurait bien voulu savoir combien elle coûtait et il trouve que Papa a eu une bien bonne idée de lui en acheter une pour qu’il ne soit plus en retard pour le dîner. Noëlle et Robert ont été aussi très ravis de leurs petits cadeaux.

 

Les enfants jouent aux soldats pendant leurs récréations, ce matin ils avaient fait soi-disant des tranchées et avaient des planches qui faisaient des canons. André était le capitaine Cuny et Robert son ordonnance Nicolle. Noëlle était l’unique servant. Tu vois que ce sont des petits guerriers.

 

Depuis mon retour nous n’avons plus entendu de canon, c’est bien heureux.

Je suis en mal de toi, de tes baisers mon Geogi aimé et je voudrais que ce Guillaume soit exterminé pour que vous puissiez tous rentrer bien vite.

16 octobre - ELLE.- Toujours rien de toi, toujours l’incertitude de l’endroit où tu as été envoyé, je trouve le temps bien plus long depuis que je t’ai revu, je suis en mal de toi, de tes baisers mon Geogi aimé et je voudrais que ce Guillaume soit exterminé pour que vous puissiez tous rentrer bien vite.

 

Nous n’avons plus rien reçu de Georges mon frère depuis sa carte de Boulogne s/Mer datée du 3. Maurice en a reçu une datée du 5 à Armentières. Il était donc à l’endroit précis où la mêlée a eu lieu à partir du 6 octobre et nous avons appris que 2 divisions de cavalerie avaient été anéanties, aussi tremblons-nous. Il disait à Maurice qu’ils avaient reçu de la population un accueil inouï, les gens bourraient ses hommes de cigares, cigarettes, chocolats, pain blanc, allumettes et que les hommes à la fin refusaient ayant leurs poches, musettes, bidons pleins. Cela ne m’étonne pas, si on les gâte ainsi, que les soldats trouvent parfois ici qu’on ne les reçoit guère bien, puisqu’on ne leur donne que le gîte.

 

Thérèse a pu arriver jusque Maurice hier, dans l’auto du général Kauffmann qui a son état-major à Rambervillers. Quand elle s’y est arrêtée le matin pour faire viser son laissez-passer, on lui a dit qu’on ne dépassait Rambervillers ni en auto ni à bicyclette, seulement à pied et à la rigueur en voiture à chevaux. Elle s’était adressée à un capitaine que connaissait Maurice, le général les a entendus causer et a offert à Thérèse de l’emmener l’après-midi dans son auto car il allait justement du côté de Glonville. Maurice y est pour 4 jours, c’est de ce côté de la Meurthe, il paraît qu’ils se changent, ils vont 4 jours aux avant-postes et viennent se reposer 4 autres jours. Mais ils sont dans des villages qui ont été pillés. Maurice a une chambre où il n’y a plus ni fenêtres ni volets. Il a été assez souffrant ces derniers jours, une crise d’estomac et d’intestins, il rendait presque tout ce qu’il prenait et avait une diarrhée horrible, il est resté 3 jours en ne prenant que du thé. Enfin il va mieux maintenant.

 

Maman est retournée à Epinal aujourd’hui pour tâcher d’avoir de la houille, l’autre jour on l’a renvoyée d’Hérode à Pilate. Elle était d’abord allée à la Préfecture, de là on l’a envoyée au Gt militaire qui l’a adressée à la Chambre de Commerce, là on lui a dit d’aller au Port. Arrivée là, Mr Depambour lui a dit qu’il en avait des masses, mais que tout était réquisitionné et qu’il fallait un ordre de la Ch. de Commerce. Maman retourne à la Ch. de Commerce qui dit que les ordres arriveront le lendemain. Elle revient au port où on lui dit qu’on n’a pas de chargeurs, que c’est à Maman à se les fournir. Pour les chevaux et camions, il faut s’adresser aux Magasins Généraux. Elle n’avait plus le temps de faire toutes ces démarches, car il faut toujours être rentré pour 6 heures, c’est pourquoi elle y retourne aujourd’hui. Elle ira directement au Port, savoir s’ils ont reçu les ordres de lui céder de la houille, ensuite elle ira aux Magasins Généraux s’entendre pour le jour où elle pourra avoir des chevaux. De là à la gare pour avoir des wagons, Mr Bigaut connaît un monsieur qui est dans ce service à la gare. De plus Mr Lanrezac, officier d’état-major, neveu de Pierre Mangin, lui a donné un mot de recommandation pour un chef militaire qui commande aussi à la gare. Mais tu vois combien de rouages il faut faire marcher pour arriver à ses fins.

 

La pauvre Maman aura bien du mal. De plus la houille qui revenait ici à 31 francs sur le parc coûte déjà au port à Epinal 35 francs et nous aurons en plus tous les frais de transport dans la ville, puis les wagons et enfin le camionnage ici, c’est bien dommage d’avoir une si petite chute d’eau.

 

Les Kahn et Lang remarchent depuis cette semaine. On reçoit des trains de coton à Epinal, je ne comprends pas que Pierre Mangin quitte Cornimont avant d’y être forcé. Mes bonnes m’ont écrit que 2 familles étaient déjà venues réclamer des secours dont Humbert du Faing qui est réformé et ne touche rien naturellement, son sort est donc bien triste depuis que les usines ne marchent plus, que fera-t-il de ses 7 enfants ? Le fils Weiss de Travexin est mort, celui qui n’est pas docteur.

 

Nous avons reçu une lettre de tante Anna qui dit qu’ils sont bien inquiets de Mme Vautrin restée seule à Gercourt. Mr Albert l’a vue juste avant l’occupation allemande et avait cherché à la faire venir à Nancy, mais on ne passait déjà plus à Verdun en chemin de fer et à son âge il ne pouvait être question de la faire aller à pied. Depuis, tante Anna a cherché à Bar-le-Duc, à Lérouville à avoir des renseignements sur ce qui se passait à Gercourt mais elle n’a rien pu obtenir. L’oncle Vautrin a eu beaucoup de blessés, mais maintenant moins. Sa clinique était réservée aux officiers, il en a eu plusieurs allemands.

 

17 octobre - JMO 5e RAC/Groupe 95.- Le groupe de 95 reçoit un ordre de départ pour le lendemain 18 à 12h17 et 15h17 à destination du Bourget.

Nous commençons à être bien inquiètes de Georges qui n’a plus rien envoyé depuis le 5, jour où il était à Armentières.

18 octobre - ELLE.- Je suis dans la joie d’avoir reçu ce matin la lettre où tu m’annonces que tu n’es pas encore parti. Je n’ose espérer que cette attente de départ durera longtemps, mais j’accepterais très volontiers et très égoïstement que tu t’ennuies tout l’hiver à Besançon pour les fatigues et dangers d’une campagne. Combien d’angoisses me seraient ainsi épargnées. Je suis bien peu patriote quand il s’agit de mon Geogi.

 

Nous commençons à être bien inquiètes de Georges qui n’a plus rien envoyé depuis le 5, jour où il était à Armentières. Il a écrit à Maguy qu’il venait d’avoir son cheval renversé par la foule pendant qu’il remplissait avec deux gendarmes la pénible mission d’emmener des prisonniers, deux hussards allemands. Ils cherchaient à les protéger des fureurs de la populace mais leurs efforts et leurs coups de sabre ont été vains. La foule a maltraité, assommé et lynché les deux malheureux et ce n’était plus que deux loques sanglantes qu’ils ont amenées au poste. Georges disait que cela lui avait fait peine à voir, surtout en pensant que bien des fois il avait risqué et risquerait encore d’être fait prisonnier et que de semblables procédés lui seraient bien désagréables. En ce moment on rapporte tout à soi et on plaint les gens craignant que pareil malheur vous arrive.

 

Thérèse est à Raon, elle y est partie hier en auto jusque Rambervillers, là elle a dû prendre un fiacre, puisque les autos ne sont pas tolérées. Elle rentrera ce soir par le train depuis Rambervillers. C’est moi qui ai couché cette nuit près de ses enfants, cela me rappelait les nôtres. Ce temps où ils étaient tout petits semble déjà si loin.

 

Maman est encore retournée hier à Epinal pour la fameuse houille, elle en a obtenu 6 wagons, mais après combien de peines et de démarches. Il faudra maintenant qu’elle envoie deux hommes d’ici pour charger le tombereau au port et décharger dans le wagon à la gare. Les magasins généraux lui demandaient 2f50 à la tonne pour le transport entre le port et la gare. Elle va s’arranger avec le camionneur d’ici qui le lui fera moins cher, je pense. Il conduirait du papier à Epinal, y coucherait et ferait le transport de la houille le lendemain.

 

Le préfet a fait écrire par Maman à Montceau-les-Mines et il fait passer sa lettre par la voie administrative, car il aime mieux qu’on laisse la houille d’Epinal dans la ville (nous croyons que c’est Manuel qui lui a soufflé cette idée, car il était avec le préfet quand Maman y est retournée la deuxième fois, et la première il n’avait rien dit de cela). Au fond si on en obtient de cette façon ce nous sera bien plus commode, car chaque fois qu’on en revoudrait il faudrait de nouveau frapper à toutes les portes et on finit en s’y reprenant tant de fois par lasser toutes les bonnes volontés.

En tout cas, nous serons forcés d’augmenter les prix, car la houille sera bien plus chère et les pâtes aussi probablement. Je ne sais même pas si on en trouvera. Georges les faisait venir d’Amérique ou de Norvège. Thérèse doit demander à Mr Schwindenhammer s’il en a aux Evelynes. Mr Hammont renvoie déjà des tas de commandes mais aux anciens prix, on va lui envoyer une petite douche en lui disant de les remonter.

 

Les enfants vont toujours bien. Ils ont bien travaillé hier pour ravoir leurs beaux porte-plume qu’on avait subtilisés vendredi parce qu’ils n’avaient pas leurs trois bons points ni les uns ni les autres. Tu avoueras que ce sont des punitions bien faciles à trouver et qu’ils sont, les petits, d’un bon naturel pour y être sensibles à ce point. André aime toujours beaucoup sa montre. Il la remonte soigneusement tous les soirs.

 

On disait hier à Maman qu’on ne pouvait plus aller en auto à Cornimont, les vallées de la Moselle, du Durbion, de la Meurthe, Gérardmer sont maintenant interdites, toujours à cause des fameux espions qui circulent trop facilement. Maman m’avait rapporté mercredi un laissez-passer, je ne sais pas si j’ose m’en servir la semaine prochaine et pourtant j’aurais bien voulu aller jusque Cornimont voir ce qui s’y passe.

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 18/10/1914 (N° 1243)

Non disponible dans Gallica.bnf.fr mais numéro disponible à l’Université Paris X (BCID - Nanterre)

 

LPJ Illustre 1914-10-18 Nanterre A.JPG

 

« Va mon fils ! Tu as la plus belle mort que l’on puisse souhaiter. »

Telles furent les paroles admirables, des paroles empreintes d’une résignation et d’une grandeur antiques que prononça le général de Castelnau devant le corps de son fils. Le lieutenant Gérald de Castelnau, fils aîné du général de Castelnau, était grièvement blessé sur le champ de bataille où son père commandait. Le lieutenant fut transporté auprès du général. En présence du père, entouré de tout son état-major, on s’empressa de prodiguer au jeune et vaillant officier les soins que comportait son état. Mais la blessure était extrêmement grave, et trois heures après avoir été atteint, le lieutenant rendit le dernier soupir.

Le général de Castelnau se pencha alors sur son enfant, l’embrassa, et au milieu d’un silence solennel et douloureux, il dit : « Va mon fils ! Tu as la plus belle mort que l’on puisse souhaiter. Je te jure que nos armées te vengeront en vengeant toutes les familles françaises. » Et ayant recouvert de son mouchoir le visage de son enfant, il fit le salut militaire et se retira.

 

 

LPJ Illustre 1914-10-18 Nanterre B.JPG

 

L’héroïque highlander

Un soldat du génie anglais a raconté le trait d’héroïsme suivant, accompli par un highlander. « 150 soldats de cette arme étaient chargés de tenir un pont. Soudain, les Allemands, dissimulés derrière un bois, ouvrirent le feu et une force ennemie beaucoup plus considérable que celle des highlanders se précipita vers le pont. Malgré une défense énergique, les soldats écossais succombèrent sous le nombre. Tous furent tués, à l’exception d’un seul, qui chargeant sur ses épaules le seul canon Maxim dont la petite force disposait, le transporta à l’extrémité du pont, et, bravement, fit face à l’attaque allemande. Tranquillement assis derrière sa pièce, il tira, tira… jusqu’à ce qu’à son tour il tombât mort. Mais son magnifique dévouement n’avait pas été inutile ; les Allemands avaient été retardés suffisamment pour que des renforts vinssent donner avec succès la chasse à l’ennemi. Le corps de l‘héroïque highlander, relevé par des soldats, ne portait pas moins de trente blessures. »

 

 

LPJ Illustre 1914-10-18 Nanterre C.JPG

 

Les villes martyres - Termonde

C’était une riante petite ville paresseusement étalée sur la rive de l’Escaut, au milieu de prairies verdoyantes. Les Allemands en ont fait un monceau de ruines. Ils ont tout saccagé, tout brûlé, bombardé l’église Notre-Dame, le délicieux Hôtel de ville, à cinq pignons, qui datait du quatorzième siècle, l’élégant bâtiment de la même époque qui servait jadis de halle aux draps et qui avait été aménagé pour recevoir le Musée de la ville.

A Termonde, plus que partout ailleurs, fut appliquée cette organisation méthodique d’incendie dont nous parlions dans notre dernier numéro. La pompe à pétrole, montée sur automobile, parcourut les rues, aspergeant les maisons, tandis que dans les ruelles, des soldats chargés de réservoirs portatifs remplissaient le même office. Après quoi, à l’aide de bâtons phosphoreux et de grenades incendiaires, le feu fut mis partout. En moins de deux heures, toute la ville fut en flammes.

Comme pour Louvain, on connaît le nom de l’auteur responsable de ce crime. C’est le major Sommerfeld. Nous espérons qu’au jour de l’expiation, ce bandit ne sera pas oublié.

Thèmes qui pourraient être développés

  • Les « Taube »
  • Sarajevo - Procès des assassins de l'archiduc François-Ferdinand
  • Matière première - La houille


10/10/2014
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