14-18Hebdo

14-18Hebdo

158e semaine de guerre - Lundi 6 août au dimanche 12 août 1917

LUNDI 6 AOUT 1917 - TRANSFIGURATION DE NOTRE-SEIGNEUR - 1100e jour de la guerre

MARDI 7 AOUT 1917 - SAINT GAETAN - 1101e jour de la guerre

MERCREDI 8 AOUT 1917 - SAINT CYRIAQUE - 1102e jour de la guerre

JEUDI 9 AOUT 1917 - BIENHEUREUX JEAN-MARIE VIANNEY - 1103e jour de la guerre

VENDREDI 10 AOUT 1917 - SAINT LAURENT - 1104e jour de la guerre

SAMEDI 11 AOUT 1917 - SAINT TIBURCE - 1105e jour de la guerre

DIMANCHE 12 AOUT 1917 - SAINTE CLAIRE D’ASSISE - 1106e jour de la guerre

Revue de presse

-       Une nuit du 4 août à Petrograd - Kerensky confirmé dans ses pouvoirs

-       Le pain de guerre à la pomme de terre

-       Etats-Unis - 800 000 hommes sous les drapeaux

-       Artillerie active au Chemin des Dames, en Champagne et sur les deux rives de la Meuse

-       La crise du papier

-       La menace de grève des cheminots espagnols

-       Les Anglais ont enlevé la crête de Westhoeck et le bois de Glencorse

-       Série de grosses attaques allemandes repoussées en Champagne

-       Les journaux à 10 centimes

-       Les socialistes français et la conférence de Stockholm

 

Morceaux choisis de la correspondance

J’ai raconté à mon beau-frère que Georges souffrait de vermine. Il enverra à ton mari et bien volontiers une lotion contre ces fâcheuses bestioles.

12 août - Marie Paul Cuny (Houlgate – Villa Beauvoir) à Mimi Cuny, sa belle-sœur.- Si j’ai tardé à prendre part à la joie que vous cause la décoration de Maurice, c’est que j’ignorais la distinction de ton frère. Paul avait cru m’avoir annoncé la bonne nouvelle lorsque j’étais à Touques, parmi mes changements et contre ordres, il ne s’est plus rappelé exactement ce qu’il m’avait écrit. J’ai adressé à Thérèse mes félicitations, je te dis toute ma satisfaction de cette récompense bien méritée qui est un honneur pour toute votre famille. Et maintenant, ma chère Marie, j’ai le doux devoir de t’offrir mes meilleurs vœux de fête puisque nous voici proche du 15 août. Ta santé s’est heureusement très fortifiée cette année, je désire qu’elle demeure excellente, parfaite. Même vœu pour tous les tiens. Enfin et c’est mon souhait le plus ardent, je voudrais te voir goûter à nouveau le bonheur d’être auprès de ton mari, reprendre la bonne et douce vie d’autrefois sans cette angoisse perpétuelle. Le brave Georges aura sa permission en septembre, n’est-ce pas ? Ces quelques jours de répit sont le rêve de tous les combattants.

 

J’ai raconté à mon beau-frère Lanique, qui passe ses sept jours auprès de nous, que Georges souffrait de vermine. Il me charge de te dire qu’il enverra à ton mari et bien volontiers une lotion contre ces fâcheuses bestioles, si tu crois qu’elle rendra service à Georges. Donne-moi la réponse en indiquant le secteur exact.

 

Je relève avec indignation la phrase par laquelle tu prétends que la famille dédaigne les Vosges. Les formalités pour y pénétrer indiquent qu’on ne tient pas à y voir de nouveaux venus, et c’est la raison de l’abstention. Mais n’en déduis pas surtout qu’on est moins attaché au pays. Ce serait quant à moi tout à fait erroné.

 

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 12/08/1917 (N° 1390)

LPJ Illustre 1917-08-12 A.jpg

Le général Pau

Le général Pau est, pourrait-on dire, une des figures légendaires de notre armée. Tout jeune officier en 1870, il perdit, à Freschwiller, une main au service du pays. Il n’en poursuivit pas moins sa carrière militaire et gagna les plus hauts grades en même temps que la confiance des soldats.

 

Chef de l’armée d’Alsace au début de la guerre, il se consacra ensuite à des missions diplomatiques de la plus haute importance. La République, pour resserrer le cercle de fer autour des Austro-Allemands, avait besoin d’un négociateur qui fût en même temps un chef militaire incontesté. Le général Pau s’en fut en Russie, en passant par les Balkans, pour revenir ensuite en Italie. Partout, il rencontra l’accueil triomphal dû à sa valeur, à sa renommée. « Les foules, écrivait alors un journal romain, les foules, avec la rapidité de l’éclair et la violence d’un instinct vraiment sain, ont deviné la France à travers le geste, le sourire et l’émotion du général Pau. »

 

Récemment, le général Pau était en Suisse, où il passait en revue les Français internés en ce pays. Et là encore, l’illustre soldat, le digne représentant de la France, était, de la part de la population, l’objet des plus éclatantes manifestations de sympathie.

 

 

 

LPJ Illustre 1917-08-12 B.jpg

Celles qui donnent l’exemple aux hommes - Le bataillon des femmes russes dit « Bataillon de la Mort »

Les communiqués relatifs aux récentes opérations en Russie nous font connaître le rôle héroïque joué par le bataillon des femmes russes, dit « Bataillon de la Mort », organisé et commandé par une vaillante femme, Mme Botchkareva. Mme Botchkareva avait pris du service depuis le début de la guerre. Elle en supporta vaillamment toutes les fatigues, prit part à maints combats, fut grièvement blessée. Une fois guérie, elle retourna sur le front, se vit décerner décorations, citations, médailles et croix militaires.

 

Vint la révolution. Mme Botchkareva, indignée de voir trop de soldats palabrer au lieu de se battre, s’avisa de faire donner au sexe fort une leçon de patriotisme par le sexe faible. Elle créa le « Bataillon de la Mort ». En quinze jours, elle recruta 250 femmes prêtes à la suivre. Et ces femmes la suivirent vaillamment. Dans les combats entre Smorgone et Krevo, le bataillon des femmes s’est admirablement conduit. II a fait une centaine de prisonniers. Mme Botchkareva et dix de ses soldates ont été blessées, notamment Mme Skrydloff, qui porte le grade de lieutenant. Le bataillon compte vingt tuées et huit prisonnières. Cinquante seulement, sur les deux cents femmes que comporte le bataillon, sont sorties indemnes des combats.

 

Voilà un exemple qui, il faut l’espérer, ne sera pas perdu pour les soldats russes du sexe fort que la politique pourrait encore retenir loin du front.

 

 

 

Les instantanés de la guerre (photos)

LPJ Illustre 1917-08-12 C.jpg

Guynemer sur son appareil

Tête de Christ en bois de l'église de Chavonne

En Grèce - Débarquement d'un contingent de troupes noires

Inspection sur un navire anglais

A l'abri contre un tir de barrage

En Macédoine - Campement serbe

Un 95 en action

A Seculovo - Chars macédoniens à roues pleines

A bord du "Pennsylvania"

Les chevaux des goumiers à l'abreuvoir

Entraînement des marins américains

Dans une tranchée boche

 

 

Thèmes qui pourraient être développés

  • Russie - Une nuit du 4 août à Petrograd - Kerensky confirmé dans ses pouvoirs
  • Rationnement - Le pain de guerre à la pomme de terre
  • Etats-Unis - 800 000 hommes sous les drapeaux
  • Industrie - La crise du papier
  • Espagne - La menace de grève des cheminots espagnols
  • Front - Série de grosses attaques allemandes repoussées en Champagne
  • Presse - Les journaux à 10 centimes
  • Politique - Les socialistes français et la conférence de Stockholm
  • L'Uruguay soutient les Etats-Unis
  • Angleterre - Conférence du parti ouvrier britannique - 1,846,000 voix contre 550,000 se prononcent pour la conférence internationale
  • Etats-Unis - Les socialistes américains refusent de se rendre à Stockholm
  • Front - La vermine
  • Contrôles - Formalités pour rentrer dans les Vosges
  • Le général Pau - Nos grands chefs (Portrait dans LPJ Sup)
  • Celles qui donnent l'exemple aux hommes - Le bataillon des femmes russes, dit "Bataillon de la Mort" - Au premier plan, la commandante : Mme Botchkareva (LPJ Sup)
  • A propos de bottes (LPJ Sup)
  • Les instantanés de la guerre (Photos dans LPJ Sup)
  • Conseils pratiques - Correspondance amoureuse entre jeunes gens pendant la guerre (LPJ Sup)
  • Religion - Fête religieuse - Transfiguration de Notre-Seigneur - 6 août


04/08/2017
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 272 autres membres