14-18Hebdo

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149e semaine de guerre - Lundi 4 juin au dimanche 10 juin 1917

LUNDI 4 JUIN 1917 – SAINT FRANÇOIS CARRACCIOLO - 1037e jour de la guerre

MARDI 5 JUIN 1917 - SAINT BONIFACE - 1038e jour de la guerre

MERCREDI 6 JUIN 1917 - SAINT NORBERT - 1039e jour de la guerre

JEUDI 7 JUIN 1917 - FETE-DIEU - 1040e jour de la guerre

VENDREDI 8 JUIN 1917 - SAINT MEDARD - 1041e jour de la guerre

SAMEDI 9 JUIN 1917 - SAINTS PRIME ET FELICIEN - 1042e jour de la guerre

DIMANCHE 10 JUIN 1917 - SAINT LANDRY - 1043e jour de la guerre

Revue de presse

-       Sanglant échec allemand sur les plateaux de Vauclerc et de Californie - Deux divisions allemandes repoussées - Toutes les positions maintenues par les vainqueurs de Craonne

-       La puissance de l'armée russe augmente chaque jour déclare M. Kerensky

-       La lutte continue sur le Chemin des Dames

-       Les Anglais ont rétabli leurs positions à Cherizy

-       A la Chambre - La fin du comité secret

-       Le Brésil aux côtés des Etats-Unis

-       Prisonniers de guerre - Projet de rapatriement et d'échange

-       Deux usines font explosion à Aubervilliers

-       Bombardement des régions de Nancy et Dunkerque

-       Ball, le célèbre as anglais, a été tué

-       Le troupier allemand est obligé de serrer sa ceinture

-       Bombardement d'Ostende et engagement naval

-       Le général Broussilof généralissime des armées russes

-       Bombardement de Trèves - 15 avions allemands abattus

-       En marge du communiqué - Les mensonges allemands

-       L'indépendance de l'Albanie sous le protectorat italien

-       La crise ministérielle en Hongrie

-       Succès britannique au nord de la Scarpe - Vifs bombardements vers Nieuport, Ypres et Armentières

-       10,250,000 enrôlements aux Etats-Unis

-       L'empereur Charles rentre à Vienne

-       La question des confitures - Les récipients à utiliser - Comment conserver les fruits sans sucre

-       Les Allemands tentent d'empoisonner les soldats russes

-       La victoire anglaise de Messines - 6,400 prisonniers, dont 132 officiers - Une vingtaine de canons capturés

-       Au Sénat - La semaine anglaise

-       Succès anglais au sud de la Souchez

-       Nos troupes repoussent de violentes attaques au Chemin des Dames

-       Le scandale du charbon - ce qui se passe journellement dans les gares de Paris

-       Le Kaiser l'a échappé belle - Les aviateurs alliés qui bombardèrent Gand ont failli le tuer

-       Le cabinet espagnol démissionnaire

-       Eruption volcanique à San-Salvador

 

Morceaux choisis de la correspondance

Nous allons au repos d’ici une huitaine et je vois enfin luire le phare qui éclaire ma permission.

4 juin - LUI.- Me voici arrivé ici et bien content comme tu penses, car d’abord j’ai retrouvé des camarades enchantés et puis il est sûr maintenant que nous allons au repos d’ici une huitaine de sorte que je vois enfin luire le phare qui éclaire ma permission. Ouf, j’avais commencé une phrase bêtement et je la finis par quelque chose d’incompréhensible mais cela ne fait rien, je suis au comble de la joie de retrouver enfin ma petite Mie dont je suis si en mal. Lorsqu’il n’y a plus que quelques semaines à patienter on est beaucoup plus raisonnable. Bonnes amitiés à tous. Je t’embrasse avec les enfants chéris de tout cœur. J’ai reçu hier avant de partir ta correspondance qu’on m’avait renvoyée. J’espère que l’accident de notre petit Dédé n’a rien donné. Ton Geogi.

 

6 juin - LUI.- J’ai reçu ta lettre du 1er et je pense que ce sera la dernière qui sera venue ici. Les autres vont aller au 212e et mettront quelque temps pour revenir de sorte que je serai privé de nouvelles. Enfin c’est pour quelques jours seulement.

 

J’ai reçu une lettre de Pierre Mangin m’annonçant les fiançailles de sa fille. Tu la trouveras d’ailleurs dans un gros paquet de lettres que je te renvoie aujourd’hui. Comme il y en a quelques-unes de mes camarades au sujet de ma promotion, tu les conserveras n’est-ce pas Mie. Les autres, sauf les tiennes bien entendu, tu pourras les déchirer lorsque tu les auras lues. J’avais d’ailleurs écrit de suite à Pierre, puisque tu m’avais envoyé la lettre d’Alice. J’ai reçu également une lettre de Georges Garnier à qui j’ai répondu.

 

Alice dit que Maria Beaumont a passé chez elle et lui avait demandé en grâce d’aller la voir à la Conciergerie. Elle avait pitié d’elle, malgré tout, et elle a essayé, mais on lui a refusé de la voir, seuls les parents sont admis. Quel malheur pour une fille si intelligente et si bien douée de finir en criminelle ! Voilà le Dr Gaillemin rappelé sur le front, mais à Bussang pour quelque temps. Il paraît regretter Besançon où il a passé 3 mois en famille et je le comprends.

 

Toujours rien de nouveau pour la relève, mais elle est certaine. On vient déjà de porter les permissions des hommes au taux de 13% et on nous a prévenus que, dès que nous serions au repos, nous pourrions envoyer jusqu’à 40%. Nous ne savons pas où nous allons, mais en tout cas dès que le groupe sera installé je filerai bien vite pour revoir ma petite Mie. J’espère que je pourrai la prévenir suffisamment tôt pour qu’elle puisse venir me chercher à Epinal. Je gagne ainsi quelques heures et puis cette petite promenade pour moi est toujours ravissante. J’espère que nous aurons aussi beau temps pendant ma permission et que nous pourrons faire quelques petites promenades à pied très courtes.

 

Maurice a dû maintenant rejoindre, il est fâcheux que nous ne nous soyons pas rencontrés.

 

Ci-joint une copie de l’ordre que j’ai fait paraître en prenant le commandement. Tu la conserveras aussi. C’est un souvenir.

 

7 juin - LUI.- Enfin nous sommes relevés. Une section de chaque batterie part aujourd’hui et le reste des batteries quitte la position demain. Nous irons nous embarquer d’ici deux jours et, d’après ce que tout le monde dit, nous irions au repos en Lorraine, malheureusement pas dans les Vosges mais plutôt je crois aux environs de Nancy. Dans ces conditions tu comprends que je suis enchanté encore bien plus d’être revenu ici, car je pourrai ainsi bientôt partir en permission. Là-bas le corps d’armée revenait du repos, devait donc rester en place pendant quelques mois et j’aurais pu attendre longtemps. Je n’aurai évidemment pas le temps de t’écrire pendant tous ces mouvements. Je tâcherai de t’écrire un petit mot et je te dirai aussitôt que nous serons arrivés où nous sommes. Voilà les officiers qui vont nous relever qui arrivent. Ils sont les bienvenus tu penses, quoiqu’il faille les coucher ce soir puisque nous serons tous encore là et cela va être difficile, mais pour une nuit on s’arrange toujours surtout lorsqu’on sait qu’on s’en va définitivement.

 

J’ai reçu une lettre de Voinson que je joins à celle-ci. Tu verras que c’est toujours le même. Je le vois d’ici faisant 39 kilomètres. En voilà encore un qui aura encore pris de mauvaises habitudes à la guerre.

 

Bonnes amitiés à Maman et à Thérèse. Je t’embrasse ma chérie de tout cœur avec nos chers petits. A bientôt le revoir de Ton Geogi.

 

8 juin - LUI.- Un mot pour te dire que je pense pouvoir arriver à Epinal le 15 à 9 heures. Nous partons ce soir d’ici, embarquons le 11 au soir et serons très probablement rendus le 13 au matin. Je resterai le 13 et le 14 et comme je crois que nous ne serons pas loin des Meurthe et Moselle je pourrai prendre le train le 15 à 7 h à Nancy et arriver à 9 heures à Epinal. Néanmoins je ne suis pas absolument sûr, mais j’aimerais, si tu dois aller à Epinal un de ces jours-là, que tu y ailles le 15 de façon à revenir avec toi en auto, il fait si bon.

 

Bons baisers mon petit Mie. Je tâcherai de t’écrire un mot après-demain avant d’embarquer. Ton Geogi.

 

Si je ne pouvais pas partir le 15, c’est qu’on ne voudrait pas que je m’en aille avant le retour d’un capitaine de mon groupe (le seul maintenant) qui part lui le 11 et qui ne doit nous retrouver que le 20. Je ne pourrais alors partir que le 21. D’ailleurs je tâcherai de voir le colonel d’ici là.

 

 

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 10/06/1917 (N° 1381)

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Le général Lochwitzky - Commandant la première brigade russe sur le front français

A la suite de l’offensive en Champagne du 16 avril, le général Nivelle adressa au général Alexeieff, généralissime des armées russes, le télégramme suivant : « … Je m’empresse de porter à votre connaissance que la première brigade russe de France, qui combat en Champagne avec le …e corps d’armée s’est particulièrement distinguée et a été citée à l’ordre de l’armée. »

 

La brigade russe, en effet, s’était couverte de gloire. En dépit d’une résistance désespérée des boches, elle s’empara d’un seul élan du village de Courcy et du château dominant ce village. La bataille se prolongea deux jours. Et finalement les Russes restèrent maîtres du terrain conquis. Nous donnons aujourd’hui à nos lecteurs le portrait du chef valeureux de ces troupes héroïques, le général Lochwitzky.

 

 

 

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Les petits bleus de la 8e

Tous ceux qui ont un fils, un frère, un parent, un ami sur le front voudront lire : Les petits bleus de la 8e par Arnould Galopin.

 

Ce roman, dans lequel on retrouvera les qualités maîtresses qui ont fait de la ‘Mascotte des Poilus’ une œuvre si attachante et si vraie, retrace l’émouvante odyssée d’une compagnie de « bleuets » qui fit parler d’elle, à diverses reprises, et dont les communiqués nous ont un peu trop laconiquement révélé les exploits. Les personnages de ce roman, Pierre Barentin, le jeune héros d’Arras, Faucheux, dit Fil-d’Acier, Bajoux, dit Bouffe-Toujours et le gosse Charlot, un poilu de 14 ans, se trouvent mêlés, malgré eux, à la plus mystérieuse intrigue et parviennent grâce à leur ingéniosité, mais surtout à leur bravoure à dénouer une situation des plus dramatiques, aidés dans leur rude tâche par Mariette, une jeune Française aussi courageuse que belle.

 

Les Petits Bleus de la 8e ont été, pour ainsi dire, écrits sous la dictée des événements. C’est une œuvre vraie, vécue où l’imagination n’a qu’une faible part. D’une aventure angoissante qui s’est déroulée sur le front, il y a un an à peine, Arnould Galopin, avec son beau talent de romancier, a tiré un roman qui est appelé, comme la ‘Mascotte des Poilus’ et les ‘Poilus de la 9e’, à un retentissant succès.

 

« Arnould Galopin, disait récemment Georges Docquois, dans son beau livre ‘Nos émotions pendant la guerre’, est, sans contredit, l’annaliste le plus pittoresque de la grande épopée 1914-1917, et nous devons lui marquer toute notre estime pour la probité et pour la santé patriotique de ses récits, pour leur intérêt si soutenu, pour leur si extraordinaire variété, pour leur indubitable vérité surtout. »

 

Nul doute que les lecteurs du ‘Petit Journal’ qui ont accueilli avec un si bel enthousiasme la ‘Mascotte des Poilus’, ne ratifient une fois de plus ce jugement.

 

 

Les instantanés de la guerre (photos)

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Tout le monde a son masque

En Mésopotamie - Officier anglais en tenue de campagne avec son masque

Russes blessés

Obusier allemand de 150 capturé près de Craonne

Tank français

Prisonniers faits par les Russes

Un obus américain de 400

Ce qui fut le village de Laffaux

Auto-blindée américaine à tourelle

Russes partant sur la ligne de feu à Courcy

Courcy - Le village pris par les Russes

Saucisse allemande abattue en flammes par un avion français

 

 

 

Thèmes qui pourraient être développés

  • Russie - La puissance de l'armée russe augmente chaque jour déclare M. Kerensky
  • Chemin des Dames - La lutte continue sur le Chemin des Dames
  • Le Brésil aux côtés des Etats-Unis
  • Allemagne - Le troupier allemand est obligé de serrer sa ceinture
  • Russie - Le général Broussilof généralissime des armées russes
  • Albanie - L'indépendance de l'Albanie sous le protectorat italien
  • Etats-Unis - 10,250,000 enrôlements aux Etats-Unis
  • Rationnement - La question des confitures - Les récipients à utiliser - Comment conserver les fruits sans sucre
  • Russie - Les Allemands tentent d'empoisonner les soldats russes
  • Angleterre - La victoire anglaise de Messines - 6,400 prisonniers, dont 132 officiers - Une vingtaine de canons capturés
  • San Salvador - Eruption volcanique à San-Salvador
  • Procès - Marie Beaumont, une criminelle
  • Le général Lochwitzky, commandant la première brigade russe sur le front français (Portrait dans LPJ Sup)
  • Rationnement - Jours sans viande (LPJ Sup)
  • Les instantanés de la guerre (Photos dans LPJ Sup)
  • Religion - Fête religieuse - Fête Dieu


02/06/2017
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