14-18Hebdo

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211e semaine de guerre - Lundi 12 août au dimanche 18 août 1918

LUNDI 12 AOUT 1918 - SAINTE CLAIRE D’ASSISE - 1471e jour de la guerre

MARDI 13 AOUT 1918 - SAINT HIPPOLYTE - 1472e jour de la guerre

MERCREDI 14 AOUT 1918 - SAINT EUSEBE - 1473e jour de la guerre

JEUDI 15 AOUT 1918 - ASSOMPTION - 1474e jour de la guerre

VENDREDI 16 AOUT 1918 - SAINT JOACHIM - 1475e jour de la guerre

SAMEDI 17 AOUT 1918 - SAINT ALEXIS - 1476e jour de la guerre

DIMANCHE 18 AOUT 1918 - SAINTE HELENE - 1477e jour de la guerre

Revue de presse

  • Notre poussée victorieuse s’accentue sur Chaulnes, Roye, Lassigny et Ribécourt
  • Lénine et Trotsky se seraient enfuis de Moscou
  • Le prix de la viande
  • Le découragement des troupes de Rupprecht de Bavière
  • Le Kaiser à Bruxelles
  • Anglais et Français progressent – Gury, Les Loges et Proyart enlevés – Ribécourt maintenant encerclé
  • L’armée du général Humbert a encore progressé
  • Les armées commandées par Douglas Haig ont pris à elles seules 28,000 prisonniers dont 800 officiers, 600 canons, plusieurs milliers de mitrailleuses et un nombreux matériel
  • Le "Djemnah" torpillé en Méditerranée - 442 disparus
  • Le sultan Mehmet VI et les Jeunes-Turcs
  • Ribécourt reconquis - Repli allemand à l'ouest de Bapaume
  • Le glorieux bilan d'un mois de bataille
  • En Russie - Le blé contre-révolutionnaire
  • Nous progressons au nord-ouest de Ribécourt - Les fermes Attiche et du Monolithe enlevées
  • Des sous-marins allemands bombardent la côte américaine avec des obus asphyxiants
  • Les Anglais à Bakou
  • Les gothas sont revenus - Des bombes et des victimes dans la région parisienne
  • Les chars d'assaut
  • L'ennemi refoulé dans la région de Roye - Nouvelle avance au nord de l'Avre
  • Lénine et Trotsky seraient à Helsingfors
  • Le Sénat américain et la nouvelle loi militaire - Trois millions de soldats
  • La lutte contre le découragement en Allemagne
  • Entre l'Aisne et l'Oise - Les positions ennemies enlevées sur un front de 5 kilomètres
  • 25 millions d’hommes recensés aux Etats-Unis
  • Où sont Lénine et Trotsky ?
  • Les Allemands marchent sur Petrograd
  • L'entrevue des deux empereurs - Un accord aurait été conclu à propos de la Pologne : la couronne serait offerte à l'archiduc Charles-Etienne

 

Morceaux choisis de la correspondance

La correspondance de Georges et Marie Cuny s’arrête le 29 juin 1918 (aucune lettre n’a été retrouvée après cette date, à part quelques cartes adressées à leur fille Noëlle). Pour couvrir cette période du second semestre 1918, j’ai utilisé l’historique des faits dans le Journal des Marches et Opérations en 1918 du 260e Régiment d’Artillerie de Campagne et dans celui du 2e Groupe du même RAC (groupe dont Georges Cuny était le commandant). Ces documents nous permettent de continuer l’histoire (en tout cas militaire) d’un des protagonistes de la correspondance. Ces JMO sont disponibles sur Internet – Site « Mémoire des Hommes ».

 

 

Journal des Marches et Opérations - 260e RAC

 

 

12   août

 

 

Dans la nuit du 11 au 12 août, la 153e D.I a été relevée. Le 260e RAC est mis à la disposition de la 56e D.I pour l’appui direct de l’infanterie de cette division situé au N. de l’Avre.

 

A 14h15 une rafale de 77 tombant sur le 2e groupe tue le canonnier Berge de la 25e Bie et blesse le canonnier Le Goff.

 

Le Ct Cuny rentrant de permission reprend le commandement du groupe que le capitaine Machiels avait commandé pendant son absence.

 

 

13   août

 

 

Préparatifs d’attaque. Activité assez vive de l’artillerie allemande dans la matinée. Pendant la nuit, nouveau bombardement par avions des échelons : 2 tués, 5 blessés, 26 chevaux hors de service au 1er g.

 

 

14-15   août

 

 

Continuation des préparatifs d’attaque. Pendant la nuit, les positions sont approvisionnées à 3 jours de feu. Dans la soirée du 15, l’ennemi évacue ses positions de Villers les Roye : la D.I de gauche s’empare de Damery, de Villers les Roye.

 

 

16   août

 

 

Attaque le matin à 5h. L’ennemi s’était replié sur les tranchées du Camp de César à l’ouest de Roye.

 

De 10h à 12h préparation de l’attaque des tranchées ouest du Camp Cesari. Le 2e groupe se déplace dans la matinée et vient prendre position au nord du bois des boches entre Andechy et Villers-le-Roye

 

A 12h notre infanterie se porte à l’assaut mais est arrêtée devant son objectif par les mitrailleuses du Camp de César et surtout par celles qui se trouvaient à St Mard les Triots.

 

Dans la soirée la D.I de gauche s’est emparée de Goyencourt.

 

 

17   août

 

 

Attaque dès le matin à 4h30, pour prendre Roye. L’attaque échoue en partie. On réussit à prendre les tranchées du Camp de César, mais les mitrailleuses de St Mard empêchent la progression. Le 17 au soir reconnaissances des officiers du 3e groupe d’Afrique qui doivent nous relever.

 

 

18   août

 

 

La relève a lieu au petit jour. Cantonnement en fin de journée à Chaussoy-Epagny, Ailly sur Noye-Jumel, Berny.

 

Le Lt colonel Bossu étant parti en permission, le Lt colonel Coléno prend le commandement de l’AD/153.

 

 

 

 

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 18/08/1918 (N° 1443)

 

Nos chefs victorieux - Le général Fayolle et le général Maistre - Commandant chacun un groupe d’armées

 LPJ Illustre 1918-08-18 A.jpg

Le général Fayolle 

« Officier de haute valeur, dont les brillantes qualités d’énergie et de haute décision se sont maintes fois affirmées au cours de la campagne. Après s’être distingué dans le commandement d’une armée chargée d’opérations offensives, a, comme commandant d’un groupe d’armées, remarquablement coordonné les efforts des troupes sous ses ordres et réussi, après des combats acharnés, à briser l’offensive de l’ennemi. (Croix de guerre). » Tel est le texte de la citation qui a motivé récemment l’élévation du général Fayolle à la plus haute dignité de la Légion d’honneur.

 

Le général Marie-Emile Fayolle est né le 14 mai 1852 au Puy (Haute-Loire). Il a fait sa carrière militaire dans l’artillerie. Il est considéré comme un chef particulièrement énergique et actif. Général de brigade au début de la guerre, le général Fayolle commanda la 70e division d’infanterie, qui se distingua dans l’Est. Il succéda au général Pétain à la tête du 33e corps d’armée, vainqueur de Carency. C’est sous ses ordres que la 6e armée prit la part glorieuse que l’on connaît à l’offensive de la Somme en1916. Son chef fut fait, à cette occasion, grand-officier de la Légion d’honneur. Il commanda ensuite la première armée et, une fois de plus, reçut la succession du général Pétain, à la tête du groupe des armées du centre qui dégagea Verdun et les monts à l’est de Reims.

 

Après avoir commandé les forces françaises en Italie jusqu’en février 1918, le général Fayolle rentra en France pour prendre le commandement des troupes de G.A.R. qui, en mars-avril, arrêtèrent l’offensive allemande entre Noyon et Villers-Bretonneux. C’est lui, enfin, qui a dirigé, ces temps derniers, les opérations qui ont obligé les Allemands à abandonner la rive sud de la Marne et à renoncer à leur plan.

 

Un écrivain militaire qui, au mois de mars dernier, vit le général Fayolle à l’œuvre, lorsqu’il intervint pour arrêter les Allemands sur la Somme, écrivait alors dans ‘L’Illustration’, sous la signature « Un témoin », ces lignes éloquentes : « La France sait aujourd’hui qu’il y eut toute une semaine, terriblement longue, dure et critique, du 22 au 30 mars, semaine de la Passion, véritable semaine d’angoisses, où une armée britannique étant submergée par le flot sans cesse renouvelé de l’envahisseur, la route de Paris semblait une fois encore ouverte à la ruée des Barbares. La France sait aussi que de vaillantes troupes françaises, conduites par des chefs dignes d’elles, se précipitèrent en toute hâte dans cette brèche de 60 kilomètres, et, magnifiques d’élan, au prix des efforts les plus héroïques, clouèrent sur place les Allemands enivrés par leur marche foudroyante. Le jour de Pâques, tout était sauvé. Pas plus à Montdidier qu’à Noyon, l’ennemi ne put passer. L’approche d’Amiens lui restait interdite, et Paris cessait d’être menacé… »

 

Or, quel fut le chef qu’on chargea de rétablir cette situation si grave ? Ce fut le général Fayolle, le vainqueur de Carency et d’Ablain-Saint-Nazaire en 1915, l’homme qui contint les Allemands en 1916 sur la Somme, qui devait les y contenir de nouveau en 1918, en attendant de les battre sur la Marne, ce qu’il a fait ces jours derniers.

 

Au mois de mars, le général Fayolle rentrait d’Italie où il venait d’organiser la résistance contre la poussée autrichienne. Tout de suite (le 22 mars), il prit le commandement des troupes qu’il fallait jeter dans la fournaise. « Alors, dit le « Témoin » de ces grands événements, alors, avec la sereine maîtrise de lui-même qu’on lui connaît aux pires heures, le général Fayolle se jette à la gorge du Prussien, arrête ses terribles assauts incessamment répétés, réussit à établir partout une digue bientôt infranchissable contre laquelle l’ennemi ne tarde pas à venir se briser… Il fait preuve d’une telle science militaire, d’une si parfaite lucidité, d’une énergie si inlassable, que les témoins de son action ne peuvent s’empêcher de dire entre eux : « Quel merveilleux soldat ! » Grand soldat, en vérité, que sa simplicité de si fière allure, sa modestie, l’élévation et la sincérité de son esprit rendent plus grand encore. C’est une des plus hautes et plus nobles figures de la guerre… »

 

Et l’auteur conclut : « La France qui, malgré tant d’actions heureuses, brillantes, utiles, n’a pas entendu beaucoup prononcer son nom, ne sait peut-être pas tout ce qu’elle doit à ce discret serviteur du pays qui, s’oubliant toujours lui-même, n’a jamais eu, depuis quatre ans, qu’une pensée : le salut de la Patrie. »

 

Le général Maistre 

Tandis que le groupe d’armées du général Fayolle opérait dans la région de l’Ourcq, celui du général Maistre combattait dans la région de la Marne et de Champagne. Nous avons tenu à réunir dans la même page les portraits des deux grands chefs qui assumèrent la lourde responsabilité d’exécuter les plans décidés par le haut commandement, et infligèrent à l’ennemi les plus rudes échecs qu’il ait subis depuis la première bataille de la Marne.

 

Né le 20 juin 1858 à Joinville (Haute-Marne), entre à Saint-Cyr le 30 octobre 1877, le général Maistre en sortit major de promotion ; ses succès à l’Ecole supérieure de guerre furent aussi brillants. Capitaine en 1887, colonel en 1909, il fut promu général de brigade en 1912 et fit partie du comité d’état-major. Un mois après le début des hostilités, il était nommé général de division à titre temporaire et placé à la tête du 21e corps d’armée. Le 27 septembre 1914, il était nommé divisionnaire à titre définitif et maintenu dans son commandement.

 

Les hautes qualités qu’il déploya lui valurent la croix de commandeur le 10 avril 1915 et la citation suivante à l’ordre de l’armée au mois de juillet 1915 : « Le 21e corps ainsi que les 48e et 58e divisions placés sous les ordres du général Maistre ont fait preuve, au cours d’attaques renouvelées pendant plusieurs semaines consécutives et sous un bombardement intense et continu de jour et de nuit de l’artillerie ennemie, d’une ténacité et d’un dévouement au-dessus de tout éloge. »

 

Après avoir glorieusement conduit le 21e corps aux combats de Notre-Dame-de-Lorette, le général Maistre le conduisit, non moins glorieusement, à Verdun et sur la Somme. Il gardera dans l’histoire de cette guerre le titre envié de vainqueur du Chemin-des-Dames.

 

Energique meneur d’hommes, tacticien remarquable, parfait organisateur, il fut appelé bientôt au commandement d’une armée, puis d’un groupe d’armées. C’est sous sa haute direction que les armées Gouraud, Berthelot et Degoutte ont repoussé le boche et sauvé Châlons, Epernay et Reims.

 

 

Les Américains dans la bataille (photos)

LPJ Illustre 1918-08-18 C.jpg

Les Américains dans la bataille

Mitrailleurs américains à Château-Thierry

Américains dans la tranchée préparant un message qui sera envoyé par pigeon

Poste de commandement américain dans un pavillon érigé par la Y.M.C.A.

Transport d'un blessé à un poste de secours

Un poste d'écoute américain au bois Belleau

En défense dans la rue d'un village près de Château-Thierry

Américains prenant leur repas dans la tranchée

 

 

Thèmes qui pourraient être développés

  • Front - Notre poussée victorieuse s’accentue sur Chaulnes, Roye, Lassigny et Ribécourt / Anglais et Français progressent – Gury, Les Loges et Proyart enlevés – Ribécourt maintenant encerclé / L’armée du général Humbert a encore progressé / Les armées commandées par Douglas Haig ont pris à elles seules 28,000 prisonniers dont 800 officiers, 600 canons, plusieurs milliers de mitrailleuses et un nombreux matériel / Ribécourt reconquis - Repli allemand à l'ouest de Bapaume
  • Russie - Lénine et Trotsky se seraient enfuis de Moscou - Lénine et Trotsky seraient à Helsingfors
  • Rationnement - Le prix de la viande
  • Bavière - Le découragement des troupes de Rupprecht de Bavière
  • Marine - Le "Djemnah" torpillé en Méditerranée - 442 disparus
  • Turquie - Le sultan Mehmet VI et les Jeunes-Turcs
  • En Russie - Le blé contre-révolutionnaire
  • Etats-Unis - Des sous-marins allemands bombardent la côte américaine avec des obus asphyxiants
  • Les Anglais à Bakou
  • Paris - Les gothas sont revenus - Des bombes et des victimes dans la région parisienne
  • Arme - Les chars d'assaut
  • Etats-Unis - Le Sénat américain et la nouvelle loi militaire - Trois millions de soldats - 25 millions d’hommes recensés aux Etats-Unis
  • Allemagne - La lutte contre le découragement en Allemagne
  • Russie - Les Allemands marchent sur Petrograd
  • Pologne - L'entrevue des deux empereurs - Un accord aurait été conclu à propos de la Pologne : la couronne serait offerte à l'archiduc Charles-Etienne
  • Nos chefs victorieux : Le général Fayolle et le général Maistre, commandant chacun un groupe d'armées (Portraits dans LPJ Sup)
  • Les Américains dans la bataille (Photos dans LPJ Sup)
  • Religion - Fête religieuse - Assomption - 15 août


10/08/2018
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