14-18Hebdo

14-18Hebdo

160e semaine de guerre - Lundi 20 août au dimanche 26 août 1917

LUNDI 20 AOUT 1917 - SAINT BERNARD - 1114e jour de la guerre

MARDI 21 AOUT 1917 - SAINTE JEANNE-FRANÇOISE DE CHANTAL - 1115e jour de la guerre

MERCREDI 22 AOUT 1917 - SAINT TIMOTHEE - 1116e jour de la guerre

JEUDI 23 AOUT 1917 - SAINT PHILIPPE BENITI - 1117e jour de la guerre

VENDREDI 24 AOUT 1917 - SAINT BARTHELEMY - 1118e jour de la guerre

SAMEDI 25 AOUT 1917 - SAINT LOUIS, ROI DE FRANCE - 1119e jour de la guerre

DIMANCHE 26 AOUT 1917 - SAINT ZEPHIRIN - 1120e jour de la guerre

Revue de presse

-       L'ex-tsar à Tobolsk

-       Le tunnel sous la Manche

-       Victoire française au nord de Verdun - Les défenses ennemies enlevées sur un front de 18 kilomètres et une profondeur de 2 kilomètres - Nous avons pris : les bois d'Avocourt, des Corbeaux et de Cumières, le Mort-Homme, la cote du Talou, Champ, Champneuville, la Ferme de Mormont - Plus de 4,000 prisonniers

-       Les Italiens prononcent une victorieuse offensive sur le front de l'Isonzo

-       Les trahisons de l’ex-roi de Grèce

-       L'incendie de Salonique - Plus de 80,000 habitants sans abri

-       Les Anglais progressent au sud de Lens et au N.-O. de Langemarck

-       L'empereur d'Autriche désire ardemment la fin de la guerre

-       La victoire de Verdun est complète - Le général Pétain grand-croix de la Légion d’honneur

-       La victoire des Italiens sur l'Isonzo prend de grandes proportions - Plus de 10 000 prisonniers

-       Le cardinal Hartmann et Guillaume II joignent leurs prières pour que Dieu rende la paix au monde !

 

Morceaux choisis de la correspondance

Paul a télégraphié que si les ouvriers ne rentraient pas purement et simplement, la Vologne se désintéresserait de Cheniménil qui resterait fermée jusqu’à la fin de la guerre. La prétention des ouvriers s’élève à 50% d’augmentation en moyenne sur les salaires.

26 août - Maurice Boucher (Armées) à Mimi Cuny, sa sœur.- La nouvelle que tu m’écris, je l’avais apprise hier par une lettre des Auptel. Je n’ai pas besoin de te décrire l’effet qu’elle a produit sur moi. Je reçois aujourd’hui la nouvelle que Paul a télégraphié que si les ouvriers ne rentraient pas purement et simplement, la Vologne se désintéresserait de Cheniménil qui resterait fermée jusqu’à la fin de la guerre, et par la même lettre d’Auptel que la prétention des ouvriers s’élevait à 50% d’augmentation en moyenne sur les salaires. Bref, situation peu enviable du fait de la probabilité qui est presque une certitude de l’arrêt de la Filature jusqu’à mon retour, c’est-à-dire sûrement pendant au moins 2 ans (un an de guerre que je considère comme un minimum et un an sous les drapeaux pendant la discussion des conditions de paix et commencement d’exécution de ces conditions).

 

Devant ces événements je suis absolument désarmé et ne sais que faire ni que dire. P. Cuny m’écrira certainement une lettre que j’ai peur de lire dont je serai obligé d’accepter le contenu. Ceci n’est que le commencement de tout ce qui sera l’après-guerre. La situation d’industriel à ce moment-là sera impossible. Maman et toi qui êtes sur place, dites-moi un peu ce que vous en pensez. Dis-moi aussi l’avis de Geogi. Merci en tous cas ma bonne sœur chérie d’avoir ôté un grand poids, une inquiétude lourde de mon cœur. Ma femme n’est pas meurtrie grâce à vous et c’est pour moi une nouvelle dette de tendre reconnaissance que j’ai vis-à-vis de vous deux. Les événements sont toujours fulgurants dans nos régions, mais je me porte bien. Pourvu que tout cela n’ait pas de répercussion à la Papeterie de Docelles. Notre pauvre Maman n’a certes pas besoin de cela.

 

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 26/08/1917 (N° 1392)

LPJ Illustre 1917-08-26 A.jpg

L’amiral Ronarc’h

A l’heure où, de nouveau, nos soldats se couvrent de gloire sur les bords de l’Yser, il nous paraît opportun d’évoquer la grande figure du héros de Dixmude, de l’amiral Ronarc’h qui, au mois d’octobre 1914, avec sa brigade de fusiliers marins, arrêta là 40 000 Allemands.

 

L’amiral Ronarc’h est né le 22 février 1865 ; son entrée au service date de 1880 ; aspirant en 1883, lieutenant de vaisseau en 1890, capitaine de vaisseau en 1908, la guerre le trouve contre-amiral en 1914. Une brigade de fusiliers marins est constituée ; il est mis à sa tête pour aller au secours de l’armée belge en retraite. On sait comment, à Dixmude, il tint tête aux forces allemandes, avec quelle ténacité, quel héroïsme il soutint tous les assauts d’un ennemi dix fois supérieur en nombre.

 

Décoré par le roi des Belges, le 29 octobre 1914, il reçut en 1915 la cravate de la Légion d’honneur. Le 5 novembre de cette même année, il était promu au grade de vice-amiral, puis nommé membre du conseil supérieur de la marine.

 

 

 

LPJ Illustre 1917-08-26 B.jpg

Cruauté allemande

Lorsque le steamer anglais ‘Belgian Prince’ fut attaqué, le sous-marin qui le torpilla ordonna aux embarcations contenant l’équipage de le rallier. Le capitaine fut fait prisonnier et introduit à l’intérieur du sous-marin. Les hommes de l’équipage du ‘Belgian Prince’, alignés sur le pont du sous-marin, durent, à l’exception de huit d’entre eux, remettre leurs ceintures de sauvetage. Les avirons furent enlevés des embarcations et celles-ci rendues inutilisables à coups de hache. Cela fait, l’équipage allemand réintégra l’intérieur du sous-marin dont le capot fut fermé, laissant sur le pont tous les hommes du ‘Belgian Prince’. « Tout à coup, dit un témoin, nous sentîmes le sous-marin s’enfoncer sous nos pieds et disparaître dans un remous qui entraîna plusieurs d’entre nous… »

 

Le commandant du sous-marin pensait évidemment qu’aucun homme de l’équipage ne survivrait pour révéler ces faits. Celui qui les relate aujourd’hui est le chef-mécanicien du ‘Belgian Prince’ ; il possédait une ceinture de sauvetage, il soutint un mousse de seize ans jusqu’à minuit, heure à laquelle celui-ci s’évanouit et mourut dans ses bras. Il l’abandonna alors après lui avoir pris sa ceinture de sauvetage. Au jour, il nagea vers le ‘Belgian Prince’ resté à flot, mais pour le voir couler au moment où il allait l’atteindre. Dans le parcours, il avait passé auprès des corps flottants de plusieurs de ses camarades. Il fut recueilli une heure après la disparition du ‘Belgian Prince’. Les dires du chef-mécanicien ont été confirmés par un second survivant.

 

 

 

Les instantanés de la guerre (photos)

LPJ Illustre 1917-08-26 C.jpg

Eglise de Craonne

Poste de commandement en Champagne

Nieuport - L'hôtel des Postes détruit par le bombardement

Officiers anglais examinant les fusées d'un mortier allemand de tranchées

La mascotte du régiment sur un obusier boche

Nouveau canon américain contre avions, monté sur tricycle automobile

Un central téléphonique de campagne

Le ravin de la Caillette près Douaumont

Ils ont tous deux leurs masques

Le Cornillet avant l'attaque d'avril

Nieuport-Bains - Vue des tranchées allemandes prise des bords de l'Yser

La nacelle d'un ballon observateur

 

 

Thèmes qui pourraient être développés

  • Angleterre - Le tunnel sous la Manche
  • Mobilisé - L'application de la loi Mourier
  • Front - La victoire de Verdun est complète - Le général Pétain grand-croix de la Légion d’honneur
  • Grèce - Les trahisons de l’ex-roi de Grèce
  • Grèce - L'incendie de Salonique - Plus de 80,000 habitants sans abri
  • Paix - L'empereur d'Autriche désire ardemment la fin de la guerre
  • Italie - La victoire des Italiens sur l'Isonzo prend de grandes proportions - Plus de 10 000 prisonniers
  • Paix - Le cardinal Hartmann et Guillaume II joignent leurs prières pour que Dieu rende la paix au monde !
  • Amiral Ronarc'h, le héros de la première campagne des Flandres (Portrait dans LPJ Sup)
  • La Chine en guerre (LPJ Sup)
  • Les instantanés de la guerre (Photos dans LPJ Sup)
  • Conseils pratiques - Hygiène (LPJ Sup)


18/08/2017
2 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 279 autres membres