14-18Hebdo

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Journal de la Grande Guerre de quelques ancêtres des familles Farret, Cambon et Broquisse - 42 - Janvier 1918

Olivier Farret – 24-09-2018

 

À l’aube de 1918, jamais l’issue du conflit débuté en 1914 n’a semblé aussi éloignée. La situation militaire de l’Entente est moins favorable qu’elle ne l’était début 1917, alors que les Empires centraux se préparent à jouer leur va-tout pour arracher la victoire. « Avant que l’Amérique rentre en jeu, l’Allemagne doit frapper », résume Ludendorff, le général en chef des armées allemandes.

 

Depuis l’échec sanglant de la bataille du Chemin des Dames, les capacités offensives de l’armée française sont affaiblies. « La France est à bout de souffle », selon le Maréchal Haig, commandant les troupes britanniques.

 

Clemenceau est obsédé par le transfert des troupes allemandes vers le front ouest, craignant le pire avec « la prise de Paris par les Allemands ». Cependant, il reste déterminé : « Nous tiendrons, nous tiendrons ! » prononce-t-il lors d’un comité de guerre. Dans les Flandres belges, l’allié britannique compte ses morts après la terrible bataille de Passchendaele de 1917. L’Italie se remet avec peine du désastre de Caporetto de l’automne 1917.

 

Comme aux plus mauvais moments de l’hiver 1916-1917, les peuples sont épuisés. À l’arrière, les difficultés matérielles et les revers militaires ont des répercussions importantes sur le moral des populations française et britannique, qui avaient placé beaucoup d’espoir dans les offensives de 1917. L’hiver est glacial ; le thermomètre affiche -14°C à Paris et le charbon manque. La carte de pain et l’abaissement à 300 grammes par jour – une quantité qui ferait pâlir d’envie le civil allemand – ne passent pas. Les pâtissiers qui fermaient deux jours par semaine en 1917, sont obligés de baisser définitivement le rideau : ils n’ont plus ni sucre, ni œufs, ni farine.

 

Les classes populaires bougonnent face à la hausse des prix. Alors que le salaire d’une ouvrière varie de 1 à 2 francs de l’heure, le litre de lait qui valait 17 centimes en 1914 revient à 2 francs en 1918 ; le kilo de pommes de terre de 20 centimes à 12 francs. Le 13 janvier, lors d’une réunion syndicale, le représentant des cheminots assène que ses camarades sont d’accord pour la Défense nationale, « mais ce qu’ils veulent avant tout, c’est avoir de quoi manger ». « Si le gouvernement n’a plus rien à nous donner à manger, il n’a plus qu’à faire la paix », entend-on dans les rues de Paris. (Jean-Yves Le Naour).

 

En Allemagne, après trois années de blocus, la population civile survit difficilement. La disette frappe chaque foyer, sacrifié au profit des armées. Le navet est devenu la denrée quotidienne du peuple ; la viande est rare et rationnée (quelques dizaines de grammes par semaine). Pour la fabrication du pain, la farine est remplacée, en partie, par de la fécule de pomme de terre, des copeaux de maïs voire de la sciure de bois. C’est le pain KK de sinistre mémoire. Ludendorff économise et rationne sans compter. (Jean-Pierre Verney)

 

De nombreux mouvements sociaux et des grèves vont secouer le front arrière des deux camps. Face aux graves difficultés de chauffage et d’alimentation, débute une longue grève générale dans l’Empire Austro-hongrois et en particulier à Vienne. À Berlin, 500 000 ouvriers cessent le travail ; les manifestations s’étendent aux principales villes industrielles ; l’ordre est rétabli avec peine.

 

En Grande Bretagne, la Chambre des Lords admet le principe du vote de femmes.

 

Le 8 janvier 1918, le président américain expose devant le Congrès son plan de paix en quatorze points avec le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et propose la création de la Société des Nations (SDN) à laquelle les Alliés font mine de se rallier.

 

Résumé des quatorze points :

  1. Nécessité d’une diplomatie ouverte, plus de traités secrets.
  2. Liberté totale des mers en temps de paix, comme en temps de guerre.
  3. Suppression des barrières économiques, égalité en matière commerciale.
  4. Réduction des armements.
  5. Règlement des questions coloniales, tenant compte des intérêts des populations.
  6. Évacuation de la Russie par l’Allemagne.
  7. Restauration de l’indépendance de la Belgique.
  8. Restitution de l’Alsace-Lorraine à la France.
  9. Détermination des frontières de l’Italie en fonction des « nationalités ».
  10. Faculté pour les peuples d’Autriche-Hongrie de développer leur autonomie.
  11. Évacuation de la Roumanie, de la Serbie, du Monténégro.
  12. Limitation de la souveraineté ottomane aux régions peuplées par des Turcs.
  13. Restauration d’une Pologne avec accès à la mer.
  14. Association de toutes les nations pour procurer à tous les États des « garanties d’indépendance politique et d’intégrité territoriale ».

 

En France, 150 000 soldats américains sont présents, tous en instruction (cantonnements de Saint-Nazaire, Brest ou Bordeaux et 21 zones d’entrainement entre Toul et Auxerre) ; ils sont absents du front où les poilus les attendent avec impatience. Ce sont les Français et les Britanniques qui arment l’armée américaine : totalité des canons de 75 et 155 avec 10 millions d’obus, 57 000 mitrailleuses et fusils mitrailleurs avec 200 millions de cartouches ; les tenues sont fournies par les Britanniques. À la suite d’une décision du général Pershing, les unités de soldats afro-américains sont placées sous commandement français et dotées d’uniformes et de fusils français. Dans les lettres qu’ils envoient à leur famille aux États-Unis, ces soldats notent avec amertume qu’ils sont mieux considérés par les Français que par l’armée américaine. À leurs yeux, la France est un pays indifférent à la couleur de la peau : « Les Français ne se soucient pas des questions de races, confie une Américain dans une lettre à sa mère. Ils nous traitent si bien qu’il faut que je me regarde dans un miroir pour me souvenir que je suis un Noir. » Cependant, c’est oublier un peu vite le racisme à l’égard des tirailleurs sénégalais ou des ouvriers venus des colonies pour travailler dans l’industrie de guerre. (Bruno Cabanes)

 

Les États-majors alliés se consacrent à la préparation tactique, matérielle et morale de la bataille défensive à venir. Selon le général Pétain, il est impossible pour les armées franco-anglaises de s’opposer à une attaque de front en combattant sur la première position. Face à la nouvelle tactique allemande, initiée notamment lors de la bataille de Caporetto, avec infiltration des troupes de choc, désorganisant les lignes ennemies, Pétain impose une défense en profondeur structurée autour de la deuxième ou troisième ligne pour moins subir le feu des artilleurs et économiser des vies. La première ligne sert à « ralentir et briser le premier élan de l’ennemi ». Malgré l’absence d’un ralliement de Foch et de Joffre, Pétain est soutenu par Clemenceau, Pour le maréchal Haig, la solution n’est pas dans la défensive, mais dans une offensive d’envergure dans les Flandres au printemps 1918.

 

Côté allemand, le Kaiser et son État-major espèrent vaincre à l’ouest avant l’arrivée massive des Américains. De ce fait, il est nécessaire d’imposer au plus vite un traité de paix à Lénine, permettant de transférer le maximum de troupes sur le front occidental.

 

Fin janvier 1918, aux USA, dans l’état du Kansas, comté de Haskell, le docteur Loring Miner est appelé auprès d’un patient qui présente de graves troubles respiratoires en relation avec une grippe sévère. Dans les semaines suivantes, il dénombre 18 cas avec une symptomatologie inquiétante par leur acuité. Il déplore trois morts. Ces patients viennent souvent de fermes isolées de la région, avec élevage de porcs et de volailles. Cet épisode constituerait les prodromes de ce que l’on appellera « la grippe espagnole » de 1918… (Berche, 2012)

 

 

Durant tout le mois de janvier, le 150e RI est dans un secteur calme dans la forêt de Facq. Aucun incident n’est à signaler ; patrouilles, embuscades et coups de mains tiennent malgré tout chacun en éveil. Dans la nuit du 28 janvier, deux soldats allemands sont faits prisonniers.

 

 

Le 173e RI dont un des chefs de bataillon est André Farret, est toujours dans un secteur calme sur les bords de la Seille, au nord de Nancy.

 

 

Jean Broquisse est passé à la 23e Cie faisant partie du 6e bataillon du 319e RI qui occupe le secteur du pont de Chevregny, sur l’Ailette, au flanc nord du Chemin des Dames.

 

Il est nommé sergent le 1er janvier 1918. La journée est classée comme calme avec une activité modérée de l’infanterie, alors que l’artillerie est active de même que l’aviation. Les unités sont occupées par les travaux de consolidation des tranchées, des patrouilles sur les bords de l’Ailette et de quelques coups de mains vers les lignes ennemies. Le colonel Vincent, commandant le 319e RI, part pour Paris le 8 janvier pour suivre un cours sur les gaz et leur toxicité. Les journées suivantes sont calmes sans aucune activité de l’infanterie. Le bataillon de Jean Broquisse est mis en réserve de division.

 

Le 12 janvier, un coup de main lancé par un détachement de la 13e Cie, commandé par le capitaine Grison n’est pas couronné par un succès, les Allemands ayant enlevé tous les ponts sur la rivière. Le bataillon alterne les montées en premières lignes et le retrait en ligne de soutien. (J.M.O. du 319e RI, 26 N 749/4)

 

Jean Broquisse adresse un télégramme à sa famille qui est au Soulat :

Télégramme N° 74101, Broquisse, Bordeaux, 7 janvier 1918

Serai mardi premier train Lamothe – Baisers – Jean.

 

La permission tant désirée et attendue se réalise ; après une halte à Bordeaux, Jean Broquisse arrive au Soulat dans la matinée du 7 janvier. On peut imaginer la joie des retrouvailles après ces longs mois de séparation. Hélas, les bons moments ont toujours une fin ; il rejoint, non sans une grande mélancolie, son régiment au Chemin des Dames.

 

Dès son retour, il écrit à sa sœur Thérèse :

 

« Me voici depuis hier soir en ligne, exactement dans le coin que j’avais quitté à mon départ en permission. À flanc de coteau, dominant la vallée de l’A…, la vue serait superbe s’il nous était possible de la contempler à loisir. Malheureusement, la chose est risquée, aussi restons-nous sagement tapis dans nos cagnas le jour, jetant un œil de temps en temps et rien de plus. Le secteur est d’ailleurs parfaitement calme, à peine quelques rares coups de canon de temps à autre. Comme je vous l’ai écrit, je suis passé à la 23e compagnie, où je compte de très nombreux et bons amis. Certainement je ferai excellent ménage avec tous ces sous-offs, puisque j’ai l’honneur d’être à présent compté parmi ces messieurs…. Reçu ce soir même votre colis d’effets. Merci à Germaine pour ses gants tricotés avec une si grande diligence. J’en avais d’ailleurs trouvé une superbe paire en chamois à la manufacture de Saint-Etienne…

 

Ce n’est pas sans une certaine mélancolie que samedi soir, après avoir fait mes adieux aux Gillet et Rideau (parents de ses cousins Élie Gillet et Henry Rideau mort en 1916) et avoir revêtu mes effets de vrai poilu, j’ai repris à la gare St Jean le train qui bientôt après m’emportait bien loin de Bx. Longtemps je suis resté accoudé à la portière de mon compartiment rêvassant aux bonnes heures écoulées puis ayant la chance de posséder à moi tout seul une superbe banquette rembourrée, ayant pris ma plus grosse musette pour oreiller et ma capote pour couverture, je me suis endormi du sommeil de la bête. À Orléans, 1er changement de train pour Villers- Cotterêts, 2e puis à Braye etc.… Toutes ces tribulations faites côte à côte avec de braves compagnons d’infortune. […]

 

Bonnes nouvelles d’Élie qui tient fort bien à St Germain mais qui s’attend à remonter bientôt en ligne. J’espère que vous continuez à être courageuses au Soulat. La séparation est dure pour tous, mais l’heure du retour sonnera… »

 

Sa dernière lettre de janvier est pour sa mère :

 

« Depuis trois jours, je suis au petit repos à St-M…… [Saint-Mard] un petit peu en arrière du secteur que nous tenions ces temps-ci. Point malheureux en tout, je vis avec mes nouveaux copains s-off, couchant dans une chambre à part et mangeant, fort bien ma fois, à la popote. Cette existence durera encore trois jours et ensuite nous remonterons en ligne. Comme au Soulat, nous ne souffrons pas des rigueurs de l’hiver, ce qui est très appréciable… »

 

 

La défaite italienne de Caporetto et l’effondrement de la Russie fragilisent la domination alliée en Méditerranée, en particulier pour la marine italienne qui se replie sur l’Adriatique pour en interdire l’accès à la flotte autrichienne. L’Amiral Gauchet, commandant l’Armée navale, envisage une action de ses forces contre les escadres autrichiennes en mer Ionienne, afin d’assurer la sécurité de la Méditerranée dont il est responsable. Les torpilleurs de Toulon dont le Janissaire de Pierre Farret et ceux de Bizerte doivent renforcer le dispositif tout en maintenant la pression sur les sous-marins allemands.

 

Le 20 janvier 1918, le torpilleur britannique Lizard surveillant les Dardanelles, aperçoit le Sultan-Selim (ex Goeben) et le Midilli (ex Breslau) sortant des détroits. Ces deux croiseurs de bataille allemands avaient bombardé les ports d’Algérie en août 1914 et, poursuivis par les bâtiments alliés, s’étaient réfugiés à Constantinople.

 

Débouchant en mer Égée, le Breslau touche une mine et coule, le Goeben, croiseur puissant et redoutable, attaqué par un avion allié, manœuvre pour l’éviter et touche une mine. Le navire, donnant une forte bande, diminue sa vitesse et, attaqué sans répit par l’aviation britannique, rentre dans les détroits pour aller s’échouer à Nagara. Les batteries turques du cap Hellès et dix avions turcs empêchent les torpilleurs anglais de garder le contact. Au bout de quatre jours, malgré les attaques aériennes, le Goeben après avoir réussi à aveugler sa voie d’eau, peut remonter à Constantinople, tiré par des remorqueurs.

 

Farret42 Image1 Goeben.jpg

Le Sultan-Selim, ex Goeben, échoué dans les Dardanelles après le combat en mer Égée.

Wikipedia.org

 

Malgré les conditions d’attaque idéales, 52 vols anglais (270 avions ou hydravions) se succèdent et lâchent sur le croiseur 180 bombes, sans aucun effet ; seules deux bombes explosent au but, l’une sur le filet pare-torpilles, l’autre, qui aurait pu être décisive, dans la cheminée. Les dégâts sont légers. Deux avions sont abattus. Les Anglais équipent un gros hydravion avec une torpille marine. Il attaque de nuit, au ras des flots. La torpille explose dans un banc de sable. Selon l’amiral Barjot, « c’est l’exemple le plus typique d’un échec de l’aviation dans la plus importante attaque aérienne sur un navire de combat. »

 

L’alerte consécutive à la sortie du Goeben, pouvant menacer les convois alliés, a une répercussion considérable dans le camp de l’Entente. (Paul Chack et www.grandeguerre.pages-perso-orange.fr)

 

Pour la guerre sous-marine, l’année commence dans le calme. Les marines de l’Entente ont pris le dessus sur la flotte allemande. Seul, cinq sous-marins sont opérationnels sur les 33 basés à Pola, le reste étant en réparation ou en ravitaillement. Quatre U-boote sont basés à Constantinople mais un seul est à la mer. Cependant, on déplore en Méditerranée, le torpillage du cargo Ville de Bordeaux, en voyage de Port-Saïd à Marseille en convoi escorté. On comptera 8 disparus sur 77 hommes. Trois autres navires de commerce sont torpillés entre Bougie (Algérie) et Marseille, mais il n’y a pas de victimes.

 

 

Sur le front oriental, l’accord franco-britannique de la fin de 1917 permet à la France d’obtenir la garde du nouveau front à l’ouest d’Odessa sur la Mer noire, et l’Angleterre à l’est, jusqu’au Caucase. Cependant le front de Salonique tenu par l’Armée d’Orient est suspendu aux pourparlers de paix entre la Russie et les Empires centraux. Un traité de paix permettrait de libérer un grand nombre de divisions allemandes et austro-hongroises qui iraient renforcer le front ouest et celui des Balkans. Une quinzaine de divisions suffiraient pour obtenir la décision sur le front de Macédoine puisque aucun renfort allié n’est envisageable. Les Anglais ont envoyé une grande partie de leurs réserves du front de Salonique pour aller compléter l’armée d’Allenby qui enlève Gaza, Jaffa et prend Jérusalem. Les Britanniques sont mieux placés pour abattre l’Empire ottoman. Clemenceau comprend que les Anglais profitent de l’écroulement des Russes pour s’emparer des richesses pétrolières de l’Iran et du Caucase. Il faut faire vite : le Caucase est convoité à la fois par les Turcs, par les Allemands, et par Lénine. (Pierre Miquel) La première guerre du pétrole est ainsi déclenchée.

 

Le général Adolphe Guillaumat qui a remplacé Sarrail en décembre 1917, comme commandant en chef de l’Armée d’Orient, n’a pas les moyens d’envisager à court terme une offensive. Il améliore les relations avec les Alliés et prépare cependant son armée à de futurs engagements.

 

 

Puisque la France refuse la paix, Paris, comme Londres, sera désormais la cible de formidables bombardements. Le 30 janvier, partant de l’Aisne, trente bombardiers Gotha portent chacun dix bombes de 60 kg qui seront lâchées sur la capitale. Il s’agit de bombardiers biplans allemands fabriqués par Gothaer Waggonfabrik. Malgré une quantité de bombes limitée (300 kg), les attaques de Gothas ont un impact significatif sur le moral des troupes et des populations. Ces avions remplacent les Zeppelins devenus trop vulnérables aux tirs de l’artillerie au sol et des attaques aériennes. L’équipage est composé de trois hommes (pilote, mitrailleur-bombardier et mitrailleur de queue). Onze avions atteignent Paris, malgré les tirs nourris des canons de 75 et la chasse de nuit, et jettent plusieurs dizaines de bombes, dont un grand nombre touche la banlieue. L’effet est terrible sur la population. En une demi-heure, on déplore 259 victimes dont 36 tués. À Paris, ce sont les rues Réaumur, Saint-Sauveur et l’avenue de la Grande Armée qui essuient les dommages les plus importants. Plus loin à Aubervilliers, les magasins généraux sont en flammes, illumination sinistre de la banlieue nord. Une trentaine d’attaques, mobilisant jusqu’à 60 appareils sont menées jusqu’au 15 septembre. Les Gotha deviennent la hantise de l’état-major français. En représailles, il est décidé de bombarder les infrastructures de défense allemande. (Philippe Faverjon) Ces attaques aériennes de grande envergure sont prémonitoires des futures destructions des villes lors de la Seconde Guerre mondiale.

 

Farret42 Image2 Mur du Crédit Lyonnais.jpg

Impacts de bombes. Mur du Crédit Lyonnais,

à l’angle de la rue du 4 septembre et de la rue de Choiseul.

 

Sources

Bruno Cabanes, Les Américains dans la Grande Guerre, Gallimard, 2017.

Jean-Yves Le Naour, 1918, L’étrange victoire, Perrin, 2016.

Feuillets de Biologie, Vol LIV, N°310, 2013P. article à partir de Berche, Faut-il avoir peur de la grippe. Histoire des pandémies, Odile Jacob, 2012.

Philippe Faverjon, 1914-1918 Journal des Français, Éditions Acropole, 2013



28/09/2018
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