14-18Hebdo

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46e semaine de guerre - Lundi 14 juin au dimanche 20 juin 1915

 

LUNDI 14 JUIN 1915 - SAINT RUFIN - 316e jour de la guerre

MARDI 15 JUIN 1915 - SAINTE GERMAINE - 317e jour de la guerre

MERCREDI 16 JUIN 1915 - SAINT CYR - 318e jour de la guerre

JEUDI 17 JUIN 1915 - SAINT AVIT - 319e jour de la guerre

VENDREDI 18 JUIN 1915 - SAINTE MARINE - 320e jour de la guerre

SAMEDI 19 JUIN 1915 - SAINT GERVAIS - 321e jour de la guerre

DIMANCHE 20 JUIN 1915 - SAINT SYLVERE - 322e jour de la guerre

Revue de presse

-       Une nouvelle offensive en Lorraine

-       Le parti de M. Venizélos obtient près des deux tiers des sièges

-       Un taube essaie vainement de survoler Remiremont

-       La guerre italienne en Cadore et en Carnie

-       L'offensive russe - Les batailles continuent acharnées sur tout le front

-       Bombes sur Nancy, Saint-Dié et Belfort

-       La débâcle financière approche en Autriche-Hongrie

-       Maladie du comte Zeppelin

-       L'état du roi de Grèce ne laisse plus d'espoir

-       Bulletin - Bataille acharnée - Grands progrès vers Souchez - Forte avance sur Metzeral

-       Dans l'Est-Africain la région de Karunga nettoyée

-       La lutte sur l'Isonzo - L'importance des succès italiens s'affirme

Morceaux choisis de la correspondance

14 juin - ELLE.- Notre pauvre maman aussi voudrait que tout se termine par impatience de vous revoir et aussi par lassitude de son usine. Quand nous l’avons remise en marche en novembre, nous ne nous doutions pas que ce serait pour aussi longtemps, ni que les difficultés au lieu de s’amoindrir ne feraient qu’augmenter. D’autre part, ce n’est pas possible d’arrêter. On a des commandes en masse, les greniers pleins de matières premières, en quinze jours il est arrivé 3 rames de houille payées depuis le mois de mars et qui devaient s’échelonner. Tu vois le mal de faire décharger tout cela à la gare, tous les fermiers sont à leur foin, le camionneur qui est vieux, qui n’a avec lui qu’un gamin de 15 ans ; un cheval et un bœuf suffisent pour les transports ordinaires : papier, pâtes ou houille quand elle arrive par fraction, mais un arrivage pareil. Il a fallu avoir affaire aux soldats qui gémissent que c’est salissant, que c’est fatiguant. Leurs officiers les soutiennent, les relèvent chaque trois jours, quand ils commencent seulement à se réhabituer au travail, il faut les nourrir avec mille maux car nous n’avons plus de boucher ici, et ces messieurs veulent de la viande à chaque repas. On nous donne en plus des 6 hommes un brigadier qui ne fait rien, cela fait 5 chevaux et, maintenant que l’avoine vaut 36 francs, je t’assure que cette organisation est coûteuse et donne bien du mal à Maman, mais il fallait bien en passer par là. Aussitôt les wagons déchargés, nous serons enchantés de nous débarrasser de cette bande de traînards. D’ailleurs, tu sais mieux que moi ce qu’est le travail du soldat. Pauvre France, ce n’est pas la peine de chercher à aplatir l’Allemagne. Dans 10 ans elle sera de nouveau bien au-dessus, car là au moins on est travailleur et on n’est pas gâté comme ici.

 

Nous sommes allés au pré, Noëlle, Robert et moi, pour voir la rentrée du foin. Il y avait au bord de la rivière des soldats automobilistes couchés dans l’herbe, au milieu d’eux une belle Madame très élégante. Noëlle a entendu qu’elle s’appelait Loulou. Monsieur Robert était pieds nus, les mains dans les poches et marchait comme un vrai paysan. Dédé le gronde souvent pour sa démarche peu élégante. En ce moment Robert fait une rage parce que je l’envoie au lit sans souper. Il a été manger des fraises au jardin et cela lui est très défendu à cause de ses reins.

 

14 juin - Marie Molard (Nancy) à Mimi Cuny, sa belle-sœur.- Je suis allée chez ma pauvre maman après-midi : le bail est résilié pour cause de décès mais nous sommes obligés de garder l’appartement jusqu’au 1er mai 1916. Il fait des chaleurs accablantes à Nancy.

 

15 juin - ELLE.- Je t’écris près de notre Dédé que j’ai gardé au lit cet après-midi car il avait beaucoup toussé la nuit et ce matin à onze heures, en rentrant de l’école, je lui ai trouvé l’air fatigué et le teint pâle. Aussi ai-je mieux aimé le tenir au lit de suite pour arrêter ce commencement de rhume avant qu’il ait amené fièvre et malaise. Comme nous n’avons pas de docteur à demeure, il vaut mieux prévenir une maladie que d’avoir à la guérir.

 

Maman et Thérèse sont à Epinal. Maman allait chercher de l’argent pour les ports de ses fameuses rames de houille et acheter de la viande pour nous et pour ses flemmards de soldats, et faire quelques autres courses. Thérèse aime bien d’y aller aussi puisque son mari est là, de sorte que cela va très bien, pendant que je prends des précautions pour ne pas me fatiguer, c’est Thérèse qui sert de chauffeur.

 

On dégarnit tous les forts d’Epinal de leur artillerie qu’on envoie sur le front des Vosges et Alsace qu’on organise défensivement. Il faut croire qu’on se décide à ne pas faire la conquête de l’Alsace. Et il paraît aussi qu’on cesse enfin de faire des tranchées autour d’Epinal, ce qui enchante tous ceux qui sont susceptibles d’employer du monde, comme industriels et cultivateurs et qui trouvaient tous les hommes solides trop heureux d’aller gagner 8 ou 10 et 12 sous l’heure à faire du travail peu fatigant surveillé par la troupe, c’est tout dire. Ils vont donc rentrer dans la vie commune, ce qui sera apprécié juste au moment des foins.

 

Paul qui est venu nous voir ce matin nous a dit avoir vu Pierre Mangin à Lyon, heureux et enchanté d’y être.

 

J’ai reçu tout à l’heure une lettre de Mme Bodenreider bien désolée, elle vient d’apprendre que son père est mort le 29 mai. Défense à sa mère de quitter l’Alsace, elle ne peut y aller, les Allemands ne la laisseraient pas entrer évidemment. De plus elle serait privée de nouvelles de son mari, aussi elle n’y songe pas. Mais c’est triste pour elle. Son mari est à Celles s/Plaine, son frère cadet qui s’est engagé dans les dragons et était resté dans la vallée de St Amarin jusqu’alors, vient de partir au Maroc avec tous les engagés alsaciens qu’on retire de la ligne de combat. Son frère aîné est en Galicie. Quand je compare son sort au mien je peux m’estimer satisfaite, car je ne suis pas seule ici. Maman me soigne, me choie, nous pouvons parler ensemble de nos peines et de nos espoirs, tandis que cette pauvre jeune femme est si isolée à La Bresse, son beau-père est gentil pour elle, mais c’est un homme, donc il y a bien des petites choses qu’on dit à sa mère quand on n’a pas son mari et qu’on n’ira pas conter à son beau-père. De plus il est très occupé par ses affaires.

 

Paul a vu Mr Humbert hier à Epinal, il va très bien et a sa mine d’autrefois, paraît-il. Il venait débrouiller la question des autos de Georges. Ils ont été réquisitionnés irrégulièrement sans aucune pièce de justification.

 

Paul dit que les tissages ce n’est rien à faire marcher, que le tissu se vend comme des petits pains et qu’après la guerre il va faire un tissage monstre. Brave Paul, toujours le même, très intelligent, mais s’emballant comme une soupe au lait et si changeant d’avis.

 

A Angoulême, ils font leurs foins difficilement à cause du manque de main d’œuvre et des orages trop fréquents succédant à de très lourdes chaleurs. Maguy pense à toi et tes compagnons qui devez bien souffrir là bas de la température lourde et accablante. Elle nous envoie une photo de son gros garçon avec, comme elle dit, sa solide silhouette et son air paisible.

 

16 juin - ELLE.- J’ai reçu ta lettre du 12 ce matin, mais je voudrais que mon chéri me parle un peu plus de lui, de ce qu’il fait, de sa santé, de la manière dont il dort, s’il a de l’appétit, s’il n’a plus jamais mal à l’estomac, ce qu’il dit à ses compagnons, si on tire le canon souvent, enfin, tout ce qu’il me dirait si je le voyais, si je l’avais près de moi. J’enrage de n’être pas assez forte pour entreprendre le voyage et venir le surprendre un beau jour. Si ce n’était pas si loin, je l’aurais fait sûrement, mais il m’arriverait peut-être des impromptus, quelques kilomètres à faire à pied, je ne suis pas assez vaillante encore, mais ce n’est pas l’envie qui m’en manque. Peut-être plus tard. Comme tu le dis, il faut se résigner. En tout cas ces jours-ci je vais mieux, je ne suis plus si fatiguée depuis que je prends des lotions, mes douleurs de dos, de côtés, des membres ont disparu, l’estomac n’est pas encore au point, mais patience, tout reviendra à la longue.

 

J’ai reçu ton paquet de lainages, tu aurais dû donner les chaussettes, il y aurait eu des hommes peut-être heureux de les avoir, enfin je les garde, si par bonheur on ne fait pas la campagne d’hiver, je trouverai toujours des pauvres qui seront bien aises de les mettre.

 

Mon petit Dédé est resté encore au lit aujourd’hui. Il est très gentil, dessine dans son lit ou lit des images de Pellerin. L’Illustration l’intéresse aussi beaucoup avec ses photographies de la guerre.

 

16 juin - Marie Molard (Cure d’air St Antoine) à Mimi Cuny, sa belle-sœur.- Nous avons assisté hier à un combat acharné dans les airs ; c’était vraiment palpitant, 5 taubes volant sur Nancy et les obus éclatant autour d’eux. Ils ont lancé des bombes et il y a 4 morts, 8 blessés dont 3 très grièvement. Une femme est morte rue de la Craffe près de chez nous. Je crois que mes colis n’arrivent pas tous car Georges aurait dû recevoir 5 colis de brioches au lieu de 2. Tante peut lui dire qu’il doit recevoir également du pain blanc et des pains de seigle tous les huit jours jusqu’en août. Qu’il tâche de réclamer les colis, ce serait vraiment malheureux que ces sales Allemands en profitent, ils font tant de mal à nos maris.

 

Les journaux m’agacent avec leur confiance et leur optimisme de commande… Je ne lis plus les nouvelles qui m’exaspèrent en me montrant toujours aussi éloigné le moment de ton retour.

17 juin - ELLE.- Mon petit mari m’oublie ces temps-ci, je lui écris régulièrement tous les jours, mais il ne répond guère que une fois pour trois, et pourtant il sait combien j’aime avoir des nouvelles, de ses nouvelles, car tout le reste ne m’intéresse pas.

 

Les journaux m’agacent avec leur confiance et leur optimisme de commande : depuis des mois les Allemands meurent de faim, manquent de munitions, ce sont des barbares. Przemysl est repris, qu’est cela, on avance en Galicie, en Courlande, ce n’est d’aucune importance. Qu’on tâche seulement de les imiter, qu’on les refoule hors de chez nous et alors on pourra se réjouir. En attendant, je ne lis plus les nouvelles qui m’exaspèrent en me montrant toujours aussi éloigné le moment de ton retour.

 

Le major de Cheniménil est venu voir André et nous a engagés à le laisser sortir, sa toux ne venant que d’une petite irritation de la gorge, ce serait dommage de le priver d’air pour si peu. Tu devines qu’il a été heureux de cette consultation et ils sont partis tous les trois en voiture à âne du côté du Boulay pour ne pas avoir la poussière des autos qui sillonnent les autres routes.

 

Maman est partie à l’instant à Epinal pour tenter d’arrêter si possible l’arrivée d’une 4ème rame de houille (en quinze jours c’est vraiment une malédiction), rame qu’elle n’attendait qu’en juillet. La pauvre Maman est partie par le train par une chaleur horrible, notre Zèbre étant en réparation. Les marchands de houille vous envoient le bordereau d’expédition comme cela sans crier gare, le parc de l’usine est archiplein, les quais de la gare encombrés, enfin c’est la désolation des désolations. En janvier nous en manquions, aujourd’hui nous en avons 4 fois trop. Il paraît que les marchands de houille ont du mal aussi dans les ports et avec les compagnies de chemin de fer.

 

18 juin - Marie Paul Cuny (Grand Hôtel Bex-les-Bains) à Mimi Cuny, sa belle-sœur.- Nous sommes montés tous deux (avec Paul) à Fourvière en souvenir de notre Mère et pour recommander la famille à la puissante protection de N.D. La balustrade entourant l’autel était couverte sur une hauteur de cinquante centimètres au moins de lettres, de cartes, de photographies de combattants, quels témoignages touchants de confiance et de piété. Notre revoir fut court mais du moins m’a-t-il permis de juger les traces que l’accident d’automobile a laissées sur Paul. La cheville est encore très enflée. Je me demande s’il n’a pas eu une double fracture. Paul a refusé la radiographie, sous prétexte qu’il ne pouvait traverser Epinal sur une civière ! Bex n’est certes pas une station gaie mais elle ne serait nullement désagréable sans les fâcheux moustiques dont je suis une victime pour laquelle ils s’acharnent d’une façon toute particulière.

 

19 juin - ELLE.- Je reçois ta lettre du 15, chéri, elle est venue vite comme tu vois, ah mais, au fait non, nous sommes le 19 aujourd’hui. J’ai reçu une lettre de Paul me disant que notre compte chez lu se monte à 224 986,02 y compris les intérêts. J’ai fait le compte, c’est exact et j’ai inscrit sur ton livre, puis vais lui écrire que nous sommes d’accord. La prochaine fois que Maman ira à Epinal, je lui donnerai nos actions de Renauld pour qu’elle les touche, Thérèse vient d’y partir à l’instant pour envoyer un télégramme, mais les banques sont fermées le samedi.

 

Nous venons d’avoir un accident à la machine à vapeur, un piston de soupape cassé, je crois, et on va télégraphier à un monteur de Nancy de venir de suite. C’est malheureux parce qu’on est très pressés, d’autre part à cette époque les ouvriers ne sont pas embarrassés pour trouver de l’ouvrage, il y a assez de foins à faucher et à faner dans tout le village. Donc ça ne fait rien s’il se trouve quelques jours de chômage.

 

Robert a tenu à t’écrire, il était plein de bonnes intentions mais tu constateras que la copie est encore bien ardue et l’écriture encore un peu nerveuse. Il est vrai qu’il ne travaille pas beaucoup, à peine deux heures chaque matin, espérons que l’hiver prochain les progrès seront plus rapides. Il est toujours le chéri d’Elise. Ce matin, elle me disait, « Robert, il est si intelligent, il sera savant comme Monsieur, il a une si bonne mémoire, quand il travaillera, il apprendra tout ce qu’il voudra ». Tu vois que tu as une bonne presse qui rejaillit sur ton fils. En attendant le chéri retient en effet tout ce qu’il veut, mais les sciences proprement dites : lectures, chiffres et écritures ne lui plaisent pas beaucoup, semble-t-il.

 

J’ai vu que Villers-Cotterêts avait été bombardé. Tu as su aussi que Nancy avait revu des taubes et qu’il y avait des victimes. Ici nous sommes toujours très au calme, plusieurs trains de blessés sont passés hier revenant de Metzeral sans doute. Maurice est toujours à Epinal, il avait demandé à aller aux mitrailleuses mais il lui a été répondu que la place était prise. On lui a offert de retourner dans le Nord dans un convoi d’automitrailleuses, mais il préfère rester dans le pays quitte à reprendre le commandement d’une compagnie. En attendant il reste toujours au dépôt où il commande une compagnie de « réformés rappelés inaptes », tu devines ce que cela peut être. Je me demande pourquoi on sort de chez eux des gens comme notre fermier pour les enrôler dans cette section où on ne peut les faire marcher, ni les faire porter des charges, car il y a des cardiaques, des herniaires, etc. et qui restent parqués dans une cour de caserne à se faire nourrir par l’Etat, à faire donner des allocations à leurs familles, alors que dans la vie civile ils rendraient des services et surtout ne grèveraient pas le budget. Enfin, ne nous faisons pas de bile pour si peu. A moins de vivre dans le désert, nous verrons toujours autour de nous des choses que nous trouvons mal faites.

 

Je me repose toujours bien, ces jours-ci surtout où c’est obligatoire. Certainement, je vais mieux qu’il y a quinze jours. Quand ce sera tout à fait merveilleux, je te chanterai un Te Deum.

 

19 juin - JMO 5e RAC/Groupe 95.- La 50e batterie a tiré sur la batterie n°1 du carré D.5 en riposte à son tir sur Saconin et sur elle. Elle a eu 2 blessés : Jouve, maître canonnier et Pache 2e canonnier servant évacué.

 

20 juin - Louis Gaillemin (Armées) à Georges Cuny.- Maurice Boucher est-il encore dans le Nord ? Avec nos chers corps d’armée de Lorraine, ce sont eux qui sont en train de nous ouvrir la ligne allemande et qui payent double pour ces sales gens du midi qui renâclent à leur devoir de Français. Votre cousin Biesse doit avoir du travail. J’ai de bonnes nouvelles de tous les miens ; les enfants se portent on ne peut mieux et grandissent. Les reconnaîtrais-je quand on rentrera et si on rentre ! Au point de vue physique je ne peux pas me plaindre, j’habite chez un notaire qui a préféré le voisinage de la mer à celui des obus et mon infirmerie occupe toute sa maison, mais on ne fait pas impunément 11 mois de campagne sans ressentir de la lassitude, d’autant plus que nous n’avons eu que 15 jours de repos pour nous refaire de nos pertes de Soissons. A part ces 15 jours, nous n’avons jamais été au repos, ni éloignés du feu de l’ennemi.

 

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 20/06/1915 (N° 1278)

 
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Victimes de leur propre barbarie - Soldats allemands asphyxiés par les gaz qu’ils avaient lancés contre les Russes et qu’un coup de vent rejette sur leurs tranchées

Voilà une belle manifestation de la justice immanente. Sur la Bzoura, le 1er juin, l’ennemi avait lancé contre les troupes russes un gros nuage de gaz asphyxiants ; ce nuage atteignit d’abord la rivière ; mais, à la suite d’une saute de vent, il rebroussa chemin et se répandit dans les tranchées de l’adversaire. De nombreux Allemands furent asphyxiés ; d’autres durent sortir des tranchées et courir en rase campagne sur un large front, où un feu précis des Russes les décima.

 

 

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Kamerads !... Pardon ! - Comment ils se rendirent en masse à Ablain-Saint-Nazaire

Quand les Boches sont assurés de gagner nos tranchées et de se rendre sans tomber sous les coups de leurs propres canons, ils y mettent une ardeur incomparable. Lisez le récit officiel de la prise d’Ablain-Saint-Nazaire. Tandis que l’artillerie française, tirant sur les réserves, les cloue sur place par un tir de barrage ; tandis que l’infanterie se lance sur le village en ouragan, une apparition étrange se manifeste tout à coup. « Une colonne épaisse de gens qui courent débouche sur le talus. Ils ont tous les mains levées, et, si gênante que soit leur attitudes, ils font des sauts de lièvre jusqu’à notre tranchée. Ce sont les Allemands qui se rendent. D’un seul élan, ils traversent le cimetière, l’ex-première ligne allemande, notre tranchée de départ, et arrivent tout essoufflés à notre tranchée de soutien. Ils sont près de 400 dont 7 officiers, qui déclarent avoir mis fin à une résistance impossible. Tout cela s’est passé en moins d’un quart d’heure ».

 

Les instantanés de la guerre (photos)

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Dans le Nord - Marins allemands dans les dunes de Belgique

Paniers d'osier dans lesquels les Allemands transportent leurs explosifs

Allemands dans leurs tranchées pendant la bataille

Tranchées allemandes dans la forêt de l'Argonne

Dans le Nord - Allemands faits prisonniers à Carency

Canons allemands de 77

Grenade allemande tombée près de Reims et qui n'a pas éclaté

Près de Lassigny (Oise) - Derrière une haie les tirailleurs, avec un lance bombe, inondent de projectiles les tranchées allemandes

A Suez. Installation de la télégraphie sans fil

Clairon de bersagliers cyclistes dans les Alpes

 

 

Les instantanés de la guerre (photos)

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Sur le front - Pour fêter l'entrée en action de l'Italie le régiment donne un concert

Effets d'une bombe russe sur une maison galicienne où douze Allemands furent tués

Soldats allemands attaquant une ville du Nord du haut de son Hôtel de ville

Bords de la mer en Belgique - Mine anglaise amenée par les vagues

Sur le front russe - Soldats passant devant le Tsar

Sur le front russe - L'empereur Nicolas II passe ses troupes en revue

Manifestation au Kremlin à Moscou en faveur de l'attaque de Constantinople

En Prusse orientale - La rue principale de Domnau après le dernier bombardement des Russes

Un zeppelin de marine survolant la flotte à l'entrée du canal de Kiel

A Moscou - Le chanteur Chaliapine distrait les blessés dans l'hôpital qu'il vient de fonder

 

Thèmes qui pourraient être développés

  • Grèce - Venizélos
  • La maladie du comte Zeppelin
  • L’Est-africain
  • Soldat - De la viande à chaque repas
  • Prisonnier - Envoi de colis aux prisonniers
  • Orphelins de guerre - Il faut fédérer toutes les œuvres d'orphelins de guerre
  • Presse - L'Illustration
  • Matière première - Houille
  • Santé - Station thermale - Bex et Uriage
  • Les Grecs persécutés par la Turquie
  • Metzeral
  • Italie - La lutte pour l'Isonzo
  • Angleterre - Un bluff allemand - L'invasion de l'Angleterre (LPJ Sup)
  • Les instantanés de la guerre (Photos dans LPJ Sup)


12/06/2015
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