14-18Hebdo

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176e semaine de guerre - Lundi 10 décembre au dimanche 16 décembre 1917

LUNDI 10 DECEMBRE 1917 - SAINT MELCHIADE - 1226e jour de la guerre

MARDI 11 DECEMBRE 1917 - SAINT DAMASE - 1227e jour de la guerre

MERCREDI 12 DECEMBRE 1917 - SAINTE DENISE - 1228e jour de la guerre

JEUDI 13 DECEMBRE 1917 - SAINTE LUCIE - 1229e jour de la guerre

VENDREDI 14 DECEMBRE 1917 - SAINT NICAISE - 1230e jour de la guerre

SAMEDI 15 DECEMBRE 1917 - SAINT IRENEE - 1231e jour de la guerre

DIMANCHE 16 DECEMBRE 1917 - SAINT EUSEBE - 1232e jour de la guerre

Revue de presse

-       La Société des Nations contre l'Allemagne

-       Au Portugal - Le parti républicain modéré s'empare du pouvoir

-       Les emprunts russes et la révolution - Les coupons seront payés

-       Jérusalem délivrée - Cernée par les troupes anglaises la ville sainte a capitulé

-       Le troisième emprunt de la Défense nationale

-       Poursuites contre M. Caillaux

-       Les Japonais débarquent à Vladivostok

-       La guerre civile en Russie - Kornilof et Kaledine contre les maximalistes - Les embarras de Lénine

-       Le gouvernement de Lénine approche de sa fin

-       La bataille continue avec acharnement entre Brenta et Piave

 

Morceaux choisis de la correspondance

 

9 décembre 1917 - 17 décembre 1917 - Permission de Georges Cuny à Docelles

 

 

Le latin n’est pas une science en soi, c’est un art.

15 décembre - F. Hamant (Nancy) à Mimi Cuny.- Je vous envoie la composition de thème latin de 6e. Il faut laisser de 1h et demie à 2h à l’élève pour la faire, en lui donnant quelques indications pour les verbes, qui sont d’ailleurs tous de la 1e conjugaison active, récemment étudiée. Naturellement il a la grammaire entre les mains pour faire ce devoir, et il doit la consulter. Vous paraissez étonnée qu’on fasse commencer le latin de si bonne heure aux enfants, au lieu d’attendre qu’ils aient 14 ans, et plus de réflexion. C’est que tous les éducateurs ont constaté que les facultés de l’enfant sont exactement proportionnées à ce genre de travail dès l’âge de 10 ans et même avant. Comme les deux langues sont si étroitement apparentées l’enfant trouve tout naturel de confronter son français avec la langue-mère, c’est pour lui une gymnastique qui exige un effort, comme toute gymnastique, mais qui n’excède pas ses moyens. L’enfant s’habitue, sans s’en douter, à raisonner chacun de ses mots, et par suite, chacune de ses idées. A 18 ans il aura complètement oublié sa grammaire, mais son esprit sera devenu un excellent instrument de travail, de même qu’il aura oublié le portique, la barre fixe ou parallèle, le jeu de balles, etc., mais possédera des membres vigoureux et agiles et une bonne poitrine. Le latin n’est pas une science en soi, c’est un art. Si on voulait en faire une science, peut-être pourrait-on en retarder l’étude. Le latin est plus facile et moins abstrait que le calcul ou les mathématiques ; c’est pourquoi il faut faire du latin dès 10 ans, comme on fait de la musique, et retarder la géométrie jusqu’à 13-14 ans. Quant aux langues vivantes, elles ne sont, tant qu’on n’a pas à s’en servir pratiquement, qu’un pur exercice de mémoire et de perroquet, absolument impropre à la formation intellectuelle. Quand, dans deux ou trois ans, votre petit André pourra commencer sérieusement les math, il les abordera avec un esprit déjà délié par l’exercice du raisonnement. Il fera peut-être encore des fautes d’orthographe, mais ayant fait du latin, il saura sa langue française beaucoup mieux que ceux qui n’en font point.

 

J’ai été très sensible à votre aimable invitation, et je m’apprête à y répondre. J’ai demandé à la 8e armée et obtenu un sauf-conduit pour Docelles, et sauf événement imprévu du côté de Paris, je pense vous arriver le soir de Noël, 25 de ce mois. Je suis obligé de rester à Nancy jusqu’à ce jour-là à cause de ma messe, retenue à St Epvre à 11h1/2, comme tous les jours de dimanche et fêtes. La perspective de passer quelques bonnes journées de repos chez vous me réjouit beaucoup, ainsi que le plaisir de revoir votre cher petit monde. L’heure d’arrivée est bien tardive en cette saison ; vous m’excuserez.

 

 

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 16/12/1917 (N° 1408)

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Le général Brissaud-Desmaillet - Commandant une division de chasseurs alpins

Le général Brissaud-Desmaillet est le chef de cette célèbre division d’alpins qui, au 14 juillet dernier, fut appelée à défiler à Paris, en récompense de ses hauts faits. Ce jour-là, le drapeau des chasseurs défila avec eux, drapeau glorieux entre tous. Il porte, attachés à sa hampe, la cravate de la Légion d’honneur, la Médaille militaire, la Croix de guerre. On peut lire sur la soie qui claque au vent les noms des grandes batailles : l’Isly, Sidi-Brahim, Solferino, Extrême-Orient, Madagascar, Maroc. La Grande Guerre y inscrira d’autres noms qui sont ou devraient être dans toutes nos mémoires : l’Alsace, Vauquois, l’Yser, Carency, Saint-Mihiel en 1914 ; Reichakerkopf, Hartmannswillerkopf, le Linge, Metzeral en 1915 ; la Somme, Bouchavesnes, Sailly-Saillisel, Cléry-sur-Somme en 1916 ; le plateau de Craonne, le chemin des Dames en 1917.

 

Car les vaillants chasseurs de Brissaud-Desmaillet faisaient partie de l’armée du général Maistre qui, à la fin d’octobre dernier, s’empara des crêtes qui dominaient nos positions et nous permit de dominer la plaine du Laonnois. Ce fut une des plus belles victoires de la guerre. Brissaud-Desmaillet et ses chasseurs y contribuèrent grandement. Un des officiers allemands faits prisonniers, dans cette affaire, par les chasseurs de la division Brissaud-Desmaillet, un commandant de compagnie, a déclaré en propres termes à l’interprète qui l’interrogeait : « Comment résister à de telles troupes ? »

 

« Le général Brissaud-Desmaillet, dit un de nos confrères, qui l’a vu à l’œuvre, est un chef jeune, vaillant et gai ; il se mêle familièrement à ses soldats, s’occupe de leur confort, de leur hygiène, de leur tenue ; il leur a donné à chacun une badine comme les Anglais car il n’aime pas les voir les bras ballants ni les mains dans les poches. Ils l’aiment, l’écoutent, lui obéissent. Ce n’est pas le père du soldat, c’est son grand frère, car il est un peu chasseur, ayant fait dans cette arme une brillante carrière… »

 

 

 

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Petrograd, Moscou et la révolution maximaliste (photos)

L'arsenal de Moscou, où a eu lieu la lutte entre les élèves officiers et les marins maximalistes

L'hôtel Métropole, à Moscou, quartier général des maximalistes

Le cirque de Petrograd, où s'est formé le gouvernement maximaliste

Petrograd, sur la Néva, un des croiseurs de la flotte qui tira sur la ville

Petrograd. La perspective Newsky

Tsarkoïé Selo, où les troupes de Kerensky furent battues par les maximalistes

La prison Kichenew, où les maximalistes ont enfermé les prisonniers politiques

Petrograd. La place Rouge et le palais de Tauride

L'opéra de Moscou où se trouve le gouvernement maximaliste

Petrograd. L'Amirauté

 

 

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Nos soldats dans les villes d’Italie (photos)

1. Travaglioto - Sur la place : arrivée du cantonnement. On fait connaissance

2. Schio - La Grand’Rue, jour de marché. Nos alpins se mêlent à la population

3. Travagliato - Rassemblement d’un bataillon de chasseurs français

4. Rezzatto - Embarquement de chasseurs en autos-camions pour le front

5. Travaglioto - Nos soldats fraternisent avec les habitants

6. Nos alpins à la Spezzia

7. Rezzatto - Embarquement d’un bataillon de chasseurs en autos-camions pour le front

8. Un alpin dans une ruelle de la Spezia

9. Travagliato - Arrivée d’un bataillon de chasseurs français

 

 

Thèmes qui pourraient être développés

  • La Société des Nations contre l'Allemagne
  • Au Portugal - Le parti républicain modéré s'empare du pouvoir
  • Russie - Les emprunts russes et la révolution - Les coupons seront payés
  • Palestine - Jérusalem délivrée - Cernée par les troupes anglaises la ville sainte a capitulé
  • Finance - Le troisième emprunt de la Défense nationale
  • Politique - Poursuites contre M. Caillaux
  • Les Japonais débarquent à Vladivostok
  • Russie - La guerre civile en Russie - Kornilof et Kaledine contre les maximalistes - Les embarras de Lénine - Le gouvernement de Lénine approche de sa fin
  • Italie - La bataille continue avec acharnement entre Brenta et Piave
  • Enfant - L'apologie du latin
  • Le général Brissaud-Desmaillet, commandant une division de chasseurs alpins (Portrait dans LPJ Sup)
  • Le nerf de la guerre : l'or (LPJ Sup)
  • Petrograd, Moscou et la révolution maximaliste (Photos dans LPJ Sup)
  • Nos soldats dans les villes d'Italie (Photos dans LPJ Sup)
  • Conseils pratiques - Les engelures, comment les prévenir et les soigner (LPJ Sup)


08/12/2017
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