14-18Hebdo

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161e semaine de guerre - Lundi 27 août au dimanche 2 septembre 1917

LUNDI 27 AOUT 1917 - SAINT JOSEPH CALASANZO - 1121e jour de la guerre

MARDI 28 AOUT 1917 - SAINT AUGUSTIN - 1122e jour de la guerre

MERCREDI 29 AOUT 1917 - DECOLLATION DE SAINT JEAN-BAPTISTE - 1123e jour de la guerre

JEUDI 30 AOUT 1917 - SAINTE ROSE DE LIMA - 1124e jour de la guerre

VENDREDI 31 AOUT 1917 - SAINT RAYMOND NONNAT - 1125e jour de la guerre

SAMEDI 1ER SEPTEMBRE 1917 - SAINT GILLES - 1126e jour de la guerre

DIMANCHE 2 SEPTEMBRE 1917 - SAINT ETIENNE - 1127e jour de la guerre

Revue de presse

-       La bataille de l'Isonzo - Butin : 23 000 soldats et 600 officiers prisonniers, 75 canons

-       L'affaire du "Bonnet Rouge"

-       M. Venizélos fit tout pour éviter la guerre

-       Artillerie très active sur les deux rives de la Meuse et sur le Chemin des Dames

-       Tous les journaux à 5 centimes seront vendus 10 centimes à partir du 1er septembre

-       Clôture de la conférence de Moscou - M. Kerensky acclamé - L'armée russe se ressaisit - Lénine va se rendre à Berlin

-       La réponse de M. Wilson au Saint-Père

-       M. Malvy s'en va - Sa lettre de démission - La situation ministérielle

-       Nouveaux succès italiens sur le plateau de Bainsizza et sur le mont San-Gabriele

-       Le nouveau ministère autrichien

-       La crise de l'alimentation en Allemagne - L'approvisionnement en viande chez nos ennemis - Nouvelle diminution de la ration

-       L’offensive italienne – 27 301 prisonniers dont 720 officiers depuis le début de la bataille

-       L’offensive anglaise – 10 697 prisonniers dont 237 officiers depuis le 31 juillet au matin

 

Morceaux choisis de la correspondance

28 août - Marie Molard (Villars Palace – Villars sur Olon) à Mimi Cuny, sa belle-sœur.- Je suis bien ennuyée, le dentiste désirant garder Germaine encore deux mois pour que les dents soient parfaitement arrangées, et ce sera terminé définitivement. Elle se réjouissait beaucoup d’assister au mariage de Mizie. Je trouve qu’elle doit faire ce petit sacrifice. Un défaut physique que l’on peut corriger, c’est bien le moins de se donner la peine de le faire.

 

J’ai trouvé la tombe de ma pauvre maman sans une fleur, il y avait une parure de chrysanthèmes devant fleurir en automne. Je me suis plainte. Le gardien a prétexté que le garçon jardinier s’était trompé et que tout serait réparé dans 24 heures. Ces gens-là sont bien peu consciencieux, ils abusent parce qu’on ne peut aller souvent vérifier.

 

J’admire la prévoyance dont vous avez fait preuve, mon Capitaine, en nous conseillant un jour que l’on marquait sur la plaque d’un observatoire 1914 et 1915, de laisser beaucoup de place pour les années suivantes.

28 août - Henri Paillac (Armées) à Georges Cuny.- Je suppose que vous avez été mêlés plus ou moins aux grandes offensives d’avril. Mon groupe a participé à peu près à toutes celles qui se sont produites depuis le printemps, y inclus cette dernière, et il y a des coins de France que je commence à connaître vraiment par cœur. Malheureusement ce sont toujours les mêmes et on voudrait bien en connaître d’autres, de l’autre côté de la ligne actuelle du front. Enfin, j’admire la prévoyance dont vous avez fait preuve, mon Capitaine, en nous conseillant un jour que l’on marquait sur la plaque d’un observatoire 1914 et 1915, de laisser beaucoup de place pour les années suivantes.

 

En ces 2 heures, je n’ai pas aperçu ni entendu âme qui vive parlant français. Et nous sommes en Normandie !

28 août - F. Hamant (Les Ardennes – St Louis), prêtre éducateur, à Mimi Cuny.- Je suis bien en retard pour répondre à vos bonnes lettres du 8 et du 17 qui m’ont fait tant de plaisir. C’est que depuis mon arrivée ici je ne suis plus guère libre de mon temps. J’ai 2 élèves qui me coupent si bien mes heures qu’il ne me reste presque plus de loisirs continus. Les dimanches et jeudis après-midi je m’en vais au Hâvre, ce qui jusqu’à présent ne constitue pas précisément des voyages autour de ma chambre mais des voyages dans un pot de chambre, vu qu’il ne cesse pas d’y pleuvoir. Dimanche dernier je me suis trompé de chemin à mon retour, et j’ai erré 2 mortelles heures à travers la boue des immenses camps anglais, australiens, canadiens, etc. qui couvrent le pays. Personne ne m’a arrêté ni dit un mot, sauf good bye, ou good evening. Mais personne non plus n’a eu la complaisance de me demander où j’errais et ce que je cherchais. Finalement je me suis retrouvé sur mon chemin à 8 h du soir, crotté comme un barbet et mourant de faim, mais amplement édifié sur les camps anglais. Ce que j’y ai vu de plus curieux était un groupe de soldats des îles Fidji, de beaux Polynésiens presque noirs, qui chantaient des airs de leur pays dans une église méthodiste avec de fort belles voix qu’accompagnait l’harmonium. Mais en ces 2 heures, je n’ai pas aperçu ni entendu âme qui vive parlant français. Et nous sommes en Normandie ! Les terres sur lesquelles ces camps ont été établis valent 4 000 fr l’hectare. Je vous laisse à penser dans quel état on les retrouvera.

 

J’ai prié mon cousin M. Laforest (16, rue Clos-Chassaing – Périgueux) d’envoyer en mon nom à votre cher prisonnier un colis composé de conserves variées (lapin en gibelotte, galantine de dinde à la gelée, bœuf mode, veau à la tomate et aux petits pois, saucisses aux haricots, aux choux, pâté, etc.). J’ai fait un assortiment dans lequel Georges choisira ce qui lui plaît le mieux pour les envois subséquents. Je serai content d’apprendre par vous si le colis est arrivé à destination, quand Georges vous écrira, et s’il a pu en tirer un parti appréciable. Pourvu que les boches ne confisquent pas l’envoi en cours de route !

 

31 août - Paul Cuny (Epinal) à Mimi Cuny, sa belle-sœur.- En mains ta bonne lettre du 29. Je te fais envoyer un chèque pour toutes vos actions de la Vologne, tu voudras bien effectuer le partage toi-même et nous accuser réception pour l’ensemble svp. Je ne comprends pas bien le paragraphe de ta lettre relatif à Cheniménil et tu parais mal renseignée, le calme ne renaît pas, il a été rétabli dès que Mr le Préfet des Vosges a réparé la stupidité du directeur qui ne m’a pas mis au courant à temps et qui ces jours-ci vient encore de commettre une gaffe et quelle !! Heureusement le Préfet lui m’a tout raconté. Je compte aller à Cheniménil mercredi prochain et je passerai chez toi pour prendre de vos nouvelles et savoir quand Georges vient exactement désirant le voir absolument. Ma femme ne va pas, je suis très ennuyé.

 

 

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 02/09/1917 (N° 1393)

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Le général Currie - Commandant en chef des forces canadiennes

Alors que les contingents canadiens viennent encore de se distinguer glorieusement dans les diverses actions autour de Lens, il nous paraît opportun de donner à nos lecteurs le portrait du chef suprême de ces troupes admirables.

 

Le général sir Arthur Currie est ce que l’on appelle en Angleterre un « self-made man », un vrai fils de ses œuvres. Avec tant d’autres généraux de l’armée anglaise, il a renouvelé, si l’on peut dire, la tradition des généraux de la première république, qui exerçaient la veille des professions civiles, et s’improvisant soldat à l’appel du pays, gravirent d’un bond tous les échelons de la hiérarchie militaire, et témoignèrent, du jour au lendemain, du plus réel génie militaire, en battant les vieux généraux des armées ennemies.

 

Il y a trois ans à peine, M. Arthur Currie n’était qu’un petit agent de propriétés rurales à Victoria, petite ville perdue au fond de la Colombie britannique, qui est elle-même située au fond du Canada, à 8 000 kilomètres de l’Atlantique. Avant d’acheter et de vendre des fermes et des terrains, M. Currie avait été instituteur et agent d’assurances. Lorsque, au début des hostilités, il annonça de sa voix calme à tous ses amis qu’il allait s’engager et consacrer désormais toute son activité à l’étude des choses de la guerre, on le crut à peine.

 

Degré par degré, M. Currie fit sa propre instruction militaire en même temps que celle de ses hommes. Parti au front, il y conquit rapidement le grade de général de la première division canadienne, en septembre 1915 ; depuis il a brillamment combattu avec elle devant Ypres et à Vimy. Aujourd’hui, la réputation militaire de Currie est faite. Son talent est, paraît-il, d’avoir su établir entre les quatre armes une coordination parfaite. C’est là le secret de ses succès, que le gouvernement anglais vient de reconnaître en l’élevant au poste de généralissime de l’armée canadienne. La guerre actuelle a vu bien des révélations, mais aucune n’est plus caractéristique que celle-ci.

 

 

 

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Le front de Pont-à-Mousson

Nous publions aujourd’hui le douzième grand plan panoramique du front, celui de la région de Pont-à-Mousson. Nos lecteurs possèdent ainsi, depuis la mer du Nord jusqu’à Nancy, la série complète des plans du front, les plus précis, qui, de l’avis de maints officiers supérieurs, aient été publiés. Nous ne saurions trop leur conseiller de garder précieusement cette série grâce à laquelle ils peuvent, en ce moment, se renseigner exactement sur l’emplacement des moindres villages, des cotes, des lieux-dits cités dans les communiqués ; et qui, après la guerre, leur permettra de revivre, quand ils le voudront, toutes les actions militaires qui se seront déroulées de la frontière suisse à la mer du Nord.

 

 

Les instantanés de la guerre (photos)

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En Flandre - Batterie de 155 en action

Caserne Radet à Verdun - Statue de Turenne

Train blindé autrichien

Lancement de liquides enflammés, à l'aide d'appareils portatifs

Concert militaire pour les poilus

Une cuisine dans les Flandres

Hommage à la famille américaine dont un des membres combat en France

En Flandre - Eglise et château d'Elverdinge

Mitrailleuse contre avion

En Flandre - Relève sur une route sous la pluie

Inondations en Flandre

Lance-mine de tranchée

 

Thèmes qui pourraient être développés

  • Italie - La bataille de l'Isonzo - Butin : 23 000 soldats et 600 officiers prisonniers, 75 canons
  • Procès - L'affaire du "Bonnet Rouge"
  • Presse - Le prix des journaux - Tous les journaux à 5 centimes seront vendus 10 centimes à partir du 1er septembre (+ LPJ Sup)
  • Russie - Clôture de la conférence de Moscou - M. Kerensky acclamé - L'armée russe se ressaisit - Lénine va se rendre à Berlin
  • Politique - M. Malvy s'en va - Sa lettre de démission - La situation ministérielle
  • Autriche - Le nouveau ministère autrichien
  • Italie - L’offensive italienne – 27 301 prisonniers dont 720 officiers depuis le début de la bataille
  • Front - L’offensive anglaise – 10 697 prisonniers dont 237 officiers depuis le 31 juillet au matin
  • Front - Les camps anglais, australiens, canadiens…
  • Le général Currie, commandant en chef des forces canadiennes (Portrait dans LPJ Sup)
  • Le front de Pont-à-Mousson (LPJ Sup)
  • Les instantanés de la guerre (Photos dans LPJ Sup)
  • Religion - Fête religieuse - Décollation de Saint Jean-Baptiste - 29 août


25/08/2017
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