14-18Hebdo

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135e semaine de guerre - Lundi 26 février au dimanche 4 mars 1917

LUNDI 26 FEVRIER 1917 - SAINT NESTOR - 939e jour de la guerre

MARDI 27 FEVRIER 1917 - SAINT LEANDRE - 940e jour de la guerre

MERCREDI 28 FEVRIER 1917 - SAINT MACAIRE - 941e jour de la guerre

JEUDI 1ER MARS 1917 - SAINTE EUDOXIE - 942e jour de la guerre

VENDREDI 2 MARS 1917 - SAINT CHARLES LE BON - 943e jour de la guerre

SAMEDI 3 MARS 1917 - SAINT MARIN - 944e jour de la guerre

DIMANCHE 4 MARS 1917 - IIe DIMANCHE DE CAREME - 945e jour de la guerre

Revue de presse

-       Les Anglais occupent Serre et plusieurs autres points importants - L'ennemi continue son mouvement de repli le long de l'Ancre

-       Succès anglais en Mésopotamie - Les troupes anglaises ont franchi le Tigre et fait près de 1,000 prisonniers

-       Le torpillage des navires hollandais - L'Allemagne exprime ses regrets et promet une indemnité

-       L'avance anglaise a atteint 3kil.200 sur un front de 17kil.600 - La Butte et les villages de Warlencourt-Eaucourt, Pys, Miraumont au pouvoir de nos alliés

-       Kut-el-Amara repris par l'armée anglaise - Nombreux prisonniers et important butin

-       L'"Orléans" est arrivé à Pauillac - On lui prépare à Bordeaux une réception chaleureuse

-       25 milliards souscrits à l'emprunt de guerre britannique

-       Toujours la progression britannique - Le Barque, Ligny et les défenses de Puisieux occupés

-       Un nouveau pas vers la guerre – Wilson contre les crimes allemands. Il demande l’armement des navires marchands – Bethmann pour la piraterie impitoyable. Il veut qu’elle s’exerce dans toutes ses conséquences

-       Le "Laconia", paquebot anglais, torpillé - Parmi les victimes : deux Américains

-       L'avance britannique sur les deux rives de l'Ancre - Gommécourt, Puisieux et Thilloy occupés

-       Nouvelle progression britannique au nord de Warlencourt

-       Le Congrès américain discute les pouvoirs du Président - Le Sénat vote d'importants crédits militaires

-       Les Anglais poursuivent l'ennemi en Mésopotamie - Le nombre de prisonniers s'élève à 7,000

 

Morceaux choisis de la correspondance

Voici la fin de février. Il y aura déjà bientôt deux mois que je suis revenu en permission. Dans deux nouveaux mois, je reviendrai de nouveau et je t’assure que je m’en réjouis déjà, car je suis fort en mal de vous tous et de toi ma chérie.

27 février - LUI.- Je reçois ta lettre du 23 février. Je crois bien franchement que vous auriez tort de passer le mois de mars et d’avril à Docelles. A moins qu’il fasse un temps merveilleux, ces mois-là sont les plus mauvais dans les Vosges. Tu dis bien que s’il fait mauvais vous partirez immédiatement. Mais tu sais ce que c’est. Vous hésiterez, vous trouverez qu’il fait réellement trop mauvais pour vous mettre en route et vous attendrez le retour du beau temps pour partir. A ce moment-là vous ne partirez pas. Si tu crois, comme tu me le disais à ma dernière permission, qu’un changement d’air ferait du bien à notre petit Robert, n’hésite pas un seul instant et fais tes projets.

 

Au sujet de la lettre de Paul, je croyais que tu lui avais répondu qu’il verse ce qui nous revient à une banque quelconque. Je te renvoie cette lettre et te répète qu’à mon avis tu peux prendre des bons de la Défense nationale mais qu’il vaut mieux ne pas faire de placements à longue échéance et que tu agiras sagement en ayant toujours au moins sur toi 5 000 francs.

 

Voici la fin de février. Il y aura déjà bientôt deux mois que je suis revenu en permission. Dans deux nouveaux mois, je reviendrai de nouveau et je t’assure que je m’en réjouis déjà, car je suis fort en mal de vous tous et de toi ma chérie et je suis impatient de revoir ma toute jolie Mimi, son petit corps adoré et de lui dire toutes sortes de tendresses. Je pense quelquefois aux bons moments que nous avons passés ensemble à ma dernière permission et voudrais que ces moments heureux reviennent le plus tôt possible.

 

La guerre sera finie cette année, tout le monde en est las et les Allemands tout autant que nous.

1er mars - LUI.- J’ai reçu tes deux bonnes lettres du 25 et 26 février et suis heureux que tu reçoives à la fin toutes mes lettres. J’ai tant de plaisir à recevoir les tiennes que je comprends ton désappointement lorsque le courrier arrive les mains vides.

 

Ne t’inquiète pas de notre petit Robert. Il est certainement délicat, mais tu te rappelles qu’à son âge les autres avaient souvent aussi des petites poussées de fièvre et de grippe. Comme je te le disais dans ma dernière lettre je crois que tu ferais quand même bien de songer à passer quelques mois dans le Midi. Je sais que ce n’est pas très agréable pour toi, mais que veux-tu le climat vosgien en mars et en avril est bien souvent humide et pour Robert il est certain que le beau soleil du Midi serait meilleur.

 

Je sais parfaitement que nous avons de bons enfants et bien assez intelligents. Ils ont de plus un fonds excellent et je suis persuadé que, comme ils seront bien élevés, ils feront plus tard comme maintenant notre bonheur.

 

Je t’envoie deux cents francs. C’est peu mais si tu savais comme tout est cher. Nous avons du mal de nous procurer du vin et sommes obligés de le payer 1 f 50 par litre quand nous pouvons en avoir. Nous payons les pommes de terre 38frs. Tu me diras que nous avons peut-être tort de faire des folies pareilles, mais d’un autre côté nous sommes presque tous d’accord pour tâcher de nous mettre le mieux possible tant que nous le pouvons.

 

Du moment que les usines des Vosges vont être arrêtées, Paul sera sûrement remobilisé mais je te garantis bien que la guerre sera finie cette année. Je crois que tout le monde en est las et les Allemands tout autant que nous.

 

Plus nous allons et plus la séparation nous paraît longue évidemment. C’est pourquoi je suis bien sûr qu’on ne recommencera pas un autre hiver et que dans six ou sept mois nous serons de nouveau réunis.

3 mars - LUI.- Je n’ai pas reçu ma lettre habituelle hier. J’espère en avoir une ce soir car je t’écris de suite après dîner, ayant mon après-midi complètement prise et ne devant rentrer qu’assez tard. Notre commandant est toujours à Château-Thierry. Il sait d’ailleurs que nous sommes assez mal installés et, comme réellement il n’y a rien de pressant, il en profite pour se reposer et rester tranquillement à l’arrière. Mais je ne savais pas qu’un pied gelé demandât tant de soins.

 

Heureusement qu’ici nous sommes tous ensemble. Nous avons une grande grotte, qui me sert de bureau et qui nous sert de popote et de dortoir pour tous les officiers sauf l’officier adjoint du commandant et moi qui couchons ensemble dans une petite grotte à côté. Je me suis mis à jouer au bridge et je fais une partie tous les soirs après souper. Il y a de nombreux amateurs maintenant dans le groupe et cela passe un peu le temps.

 

Déon est en permission. Voilà le 6ème tour qui commence et j’en suis bien heureux car mon tour viendra vite en somme et je n’ai pas besoin de te dire combien je m’en réjouis. Plus nous allons et plus la séparation nous paraît longue évidemment. C’est pourquoi je suis bien sûr qu’on ne recommencera pas un autre hiver et que dans six ou sept mois nous serons de nouveau réunis.

 

J’espère que notre petit Robert va mieux. Donne-moi de ses nouvelles. Je suis content d’apprendre que Dédé travaille bien et est bien sage. Dis-lui qu’il ne peut pas faire de plus grand plaisir à son papa qu’en faisant bien attention à ses leçons et à ses devoirs.

 

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 04/03/1917 (N° 1367)

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Sir William Birdwood - Commandant du 1er corps australien et néo-zélandais

A côté des portraits des grands chefs de notre armée, il nous paraît légitime de donner à nos lecteurs ceux des chefs des armées alliées qui combattent auprès des nôtres pour la même cause de justice et de liberté. C’est ainsi que nous leur offrons aujourd’hui le portrait de Sir William Birdwood, commandant en chef des corps australiens et néo-zélandais.

 

Ce jeune et énergique général commande à ces troupes superbes qui se distinguèrent à Gallipoli, en Egypte et enfin sur le front britannique. Comme ses soldats, le général Birdwood éprouve pour la France autant de sympathie que d’admiration. Un de nos confrères qui a vécu parmi les troupes du général Birdwood disait dernièrement du soldat australien : « Le voilà maintenant en première ligne, dans les tranchées. Deux ans de campagne l’ont formé, aguerri. Il se battra bien, il donnera son effort, et quand, dans sa gloire, il retournera vers ses lointains rivages, on peut supposer qu’il emportera de son séjour en France un souvenir amical et durable. »

 

 

 

 

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Le front de Lassigny - Vue panoramique

Des hauteurs du donjon de Pierrefonds, tout le front de Lassigny se déroule sous nos yeux, avec tant de points illustrés par le courage de nos soldats. Roye, Ribécourt où l’on se battait ces jours derniers encore, Tracy-le-Mont et Tracy-le-Val, et tant de lieux pittoresques qui font de cette région une des plus riantes du nord de la France ; et tant de jolies villes, telle Noyon, où les Prussiens sont encore, mais où, chacun l’espère, ils ne seront plus longtemps.

 

 

Les instantanés de la guerre (photos)

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Fusil lance-grenades anglais

Affiche pour recruter des volontaires aux Etats-Unis

Enterrement d'un colonel serbe - Garde du corps

Soldats de la garde prussienne prisonniers

Les boches en Roumanie - Des soldats bulgares les saluent

Enterrement d'un colonel serbe - La cérémonie

Le plus grand soldat de l'armée britannique

Salonique - Musique serbe

Sapeur creusant une mine

Chienne sentinelle gardant une plate-forme de mitrailleuse

Un dépôt d'obus d'artillerie lourde

Mineurs à l'écoute

 

 

Thèmes qui pourraient être développés

  • Mésopotamie - Succès anglais en Mésopotamie - Les troupes anglaises ont franchi le Tigre et fait près de 1,000 prisonniers - Kut-el-Amara repris par l'armée anglaise - Nombreux prisonniers et important butin
  • Angleterre - 25 milliards souscrits à l'emprunt de guerre britannique
  • Etats-Unis - Un nouveau pas vers la guerre – Wilson contre les crimes allemands. Il demande l’armement des navires marchands – Bethmann pour la piraterie impitoyable. Il veut qu’elle s’exerce dans toutes ses conséquences
  • Marine - Le "Laconia", paquebot anglais, torpillé - Parmi les victimes : deux Américains
  • La Somme - L'avance britannique sur les deux rives de l'Ancre
  • Généraux - Sir William Birdwood, commandant en chef le 1er corps australien et néo-zélandais (Portrait dans LPJ Sup)
  • Lassigny - Le front de Lassigny (LPJ Sup)
  • Femmes - Le vote des femmes (LPJ Sup)
  • Les instantanés de la guerre (Photos dans LPJ Sup)
  • Religion - Fête religieuse - IIème dimanche de Carême


23/02/2017
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