14-18Hebdo

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MFA 3

Je voulais aussi te demander à propos de nos prix de revient, comment faudra-t-il s’y prendre pour la houille, si nous remettons en marche notre deuxième machine. Maintenant c’est très commode, nous savons que toute la dépense est à mettre pour le compte d’une seule fabrication, mais s’il y en a deux ensemble et probablement de composition différente, nous serons presque forcées de partager la houille en deux, ne pouvant définir combien l’une ou l’autre a pris de force. En tout cas, nous en dépensons énormément. Ainsi dans certains papiers je trouve 250 K. de houille aux 0,6 K. de papier. Nous voilà bien loin du kilo de l’oncle Henry. Il est vrai que c’est pour des fabrications très fines. / On parle beaucoup en ce moment de l’interdiction d’exportation des pâtes de Suède. Je pense qu’elle fait cela pour obtenir quelque chose en compensation. Si cette clause était maintenue, ce serait l’arrêt forcé de presque toutes les papeteries françaises à bref délai. Il y a bien la pâte américaine, mais elle revient encore plus cher que la suédoise. Finalement, ce serait un bienfait de manquer de papier, vous seriez débarrassés de tous vos états. Tu avais dit que tu nous enverrais un modèle du papier que tu emploies comme format et prix. / Veux-tu me répéter le nom du commerçant de Villers-Cotterêts où je pourrais te faire adresser un colis. Si je t’envoie un foie gras, ce serait meilleur qu’il ne traîne pas en route pendant un mois, comme lorsque cela passe par Besançon. Quel jour y envoies-tu quelqu’un, est-ce à jour fixe ?

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 23/01/1916 (N° 1309)

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« Serait-ce mon tour ?... »

« Serait-ce mon tour ?... » telle est la pensée qui doit hanter le cerveau du Kaiser. La Mort est avide ; elle est insatiable. Se contentera-t-elle de l’abondante pâture qu’il lui a donnée ? Ne le prendra-t-elle pas lui-même, à son tour ? Après avoir sacrifié tant d’hommes à son incommensurable orgueil ne va-t-il pas être sacrifié lui aussi ? Et ne croyez pas que cette terreur de la mort que nous attribuons au kaiser soit purement hypothétique et gratuite. La pensée que nous lui prêtons est d’une absolue vraisemblance si nous nous en rapportons à la mentalité de Guillaume II. En effet, même en pleine santé, le kaiser a une véritable phobie des malades et de la maladie. Comment ne serait-il pas assailli par les pires craintes alors que le mal s’abat sur lui ? Jugez-en plutôt par ce passage des Kaiseriana, de Paul-Louis Hervier.

 

 

5 Lily à son chevalet.png



23/12/2015
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