14-18Hebdo

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93e semaine de guerre - Lundi 8 mai au dimanche 14 mai 1916

 

LUNDI 8 MAI 1916 - APPARITION DE SAINT MICHEL - 645e jour de la guerre

MARDI 9 MAI 1916 - SAINT GREGOIRE - 646e jour de la guerre

MERCREDI 10 MAI 1916 - PATRONAGE DE SAINT JOSEPH - 647e jour de la guerre

JEUDI 11 MAI 1916 - SAINT MAMERT - 648e jour de la guerre

VENDREDI 12 MAI 1916 - SAINTS NEREE ET ACHILLEE - 649e jour de la guerre

SAMEDI 13 MAI 1916 - SAINTE AGNES DE POITIERS - 650e jour de la guerre

DIMANCHE 14 MAI 1916 - SAINT BONIFACE - 651e jour de la guerre

Revue de presse

-       La quatrième offensive contre Verdun

-       Les Turcs en fuite au Caucase

-       Les Sinn Feiners

-       M. Venizélos élu député de Mytilène

-       Le parti irlandais demande la cessation des exécutions et la fin de l'état de siège

-       Sur la route de Bagdad les Russes occupent Kasrichirin

-       L'offensive d'Hindenburg sur Riga-Dvinsk

-       M. Asquith prend en main le gouvernement d'Irlande - Les difficultés du désarmement

-       La crise des vivres en Allemagne

-       Deux attaques autrichiennes repoussées dans le bassin de Plazzo

 

Morceaux choisis de la correspondance

 

3 mai 1916 - 11 mai 1916 - Permission de Georges Cuny au Moulleau (près d’Arcachon)

 

Ces huit jours passés ensemble vous remettent en mémoire les longues années heureuses et la séparation semble plus dure après.

11 mai - ELLE (Arcachon).- Au moment de partir du Moulleau, je viens te dire un petit bonjour et te donner un baiser bien tendre, nous sommes pour la dernière fois sur le balcon que tu connais, il fait un temps exquis, les emballages sont faits, l’inventaire de la villa aussi. Marie Ehling a trouvé moyen de se disputer avec la gardienne, qui l’avait traitée de boche et elle voulait décharger son cœur avant le départ, à notre grand ennui, car cela a fait bien du bruit. Et dans une heure on montera en voiture.

 

Et toi, mon bon chéri, où es-tu maintenant ? Je t’ai suivi en pensée au cours de ton voyage et j’aurais bien voulu être avec toi, il ferait si bon reprendre notre vie d’antan, ces huit jours passés ensemble vous remettent en mémoire les longues années heureuses et la séparation semble plus dure après. Mais comme tu me l’as dit, il faut être courageux et patient et attendre que la guerre veuille bien finir, en priant Dieu qu’Il te ramène le plus tôt possible au milieu de nous.

 

Tu vas m’écrire bien vite où tu as retrouvé ta batterie et si tout est en état, comment tu as fait le voyage, etc. Adresse-moi tes lettres chez Marie Molard, puisque je ne sais pas à quel hôtel je descendrai, ni combien de temps je resterai à Paris. Dès que je serai fixée par le docteur sur la durée du séjour, je te l’écrirai bien vite.

 

Noëlle a une bien petite mine mais elle n’a plus de fièvre. Elle voudrait bien manger plus qu’on ne lui donne, mais nous tenons à être prudents et à aller lentement comme l’a recommandé le docteur.

 

Maguy a écrit combien Paul avait été heureux de te revoir, une lettre très affectueuse et bonne.

 

11 mai - Victorin Noël (Armes) à Georges Cuny.- J’ai l’honneur de vous annoncer que je viens d’être cité à l’ordre du bataillon avec attribution de la croix de guerre. Cela me fait un grand plaisir et me donne beaucoup de courage pour les combats prochains.

 

12 mai - LUI.- J’ai fait bon voyage pour le retour mais, comme je le prévoyais, ma batterie était partie à une vingtaine de kilomètres plus à l’ouest. Notre nouvelle position à tous points de vue n’est pas meilleure que celle que nous quittons. Nous allons tâcher de l’organiser mais pour combien de temps serons-nous ici. Enfin nous avons au moins le plaisir d’être avec Déon. Nous faisons ensemble notre popote et, provisoirement tout au moins, nous logeons nous deux Déon dans le même gourbi. Ici par exemple nous sommes loin de tout. Notre échelon est à 12 kilomètres et il ne faut pas songer à y aller de temps à autre car on est vu et d’ailleurs nous n’avons plus nos chevaux. Le commandant lui-même est dans un gourbi ce qui ne l’amuse pas trop. Cependant comme voici l’été, cela ira parfaitement mais en hiver cela devait être dur.

 

Ma batterie a quitté son ancienne position dans la nuit du mardi au mercredi suivant mon départ. Comme on avait reçu l’ordre lundi matin quelques heures après que j’avais pris mon train, tu vois que j’ai eu de la chance. Le commandant me l’a dit à mon retour. Il a d’ailleurs été très gentil. Maintenant il est sûr de ne pas me perdre pendant quatre mois. Figure-toi que le mardi matin, veille du départ, les Allemands, sans doute prévenus, ont commencé vers cinq heures du matin un bombardement violent de ma batterie. Ce fut un drôle de réveil pour mes hommes, qui n’ayant pas à tirer à cette heure se réfugièrent dans un abri de bombardement que j’avais fait faire. Heureusement personne ne fut touché mais j’ai eu deux canons démolis qui sont d’ailleurs déjà remplacés. J’ai eu aussi une surprise bien désagréable, Zemb est parti hier. Je ne sais pas si je te l’avais dit qu’il avait fait une demande il y a un an pour aller dans l’aviation. D’urgence on l’y fait entrer. Je le regrette bien car c’était un garçon intelligent, sérieux et pas bluffeur. Je lui ai dit d’ailleurs qu’il ne resterait pas dans l’aviation car je crois qu’il faut être un peu bluffeur pour y réussir. Enfin il avait l’air aussi de me regretter et était très ému en quittant la batterie.

 

Et toi, ma chérie, que deviens-tu. Comment s’est fait le voyage. N’as-tu pas été trop fatiguée ? Et notre petite Noëlle ? As-tu déjà vu ton docteur et qu’a-t-il dit. Je compte sur une grande lettre de toi me disant que tu es redevenue tout à fait courageuse. Quand tu as un petit moment de découragement, pense aux bons moments que nous avons passés ensemble et dis-toi que nous les retrouverons. Je t’embrasse, ma petite Mi chérie, de toutes mes forces. Ton Geogi. Bonnes amitiés naturellement aux Molard et aux Paul. Je te joins la lettre du docteur Gaillemin.

 

4 mai - Louis Gaillemin (qui a perdu sa mère) à Georges Cuny.- Vous avez ressenti il y a peu de temps les mêmes douleurs et mieux que tout autre vous savez combien il est dur de perdre une mère aimante dévouée dont l’affection a enveloppé toute notre existence. J’ai pu l’accompagner à sa dernière demeure, grâce à mon beau-père qui m’a cueilli à Toul en auto ; par le train je serais arrivé cinq heures trop tard. Malheureusement la mort a été si brutale, si soudaine que ne m’attendant nullement à un tel malheur je n’ai pas pu demander de permission et assister aux derniers moments de ma chère maman. Pour moi, je vais bien. Je viens d’être enlevé il y a 3 jours à mon régiment et me trouve dans une ambulance de chirurgie appartenant à la division de réserve d’un corps d’armée qui vient de s’illustrer au bois de la Caillette et qui est commandé par le colonel qui se trouvait à la tête de votre régiment au début de la campagne. Cette division qui a fait l’Artois et la Champagne passe pour être très bonne. J’espère me mettre rapidement au courant de mes fonctions de médecin-chef et rendre quelques services. Ma petite famille vient de quitter Toul il y a quelques jours pour gagner Vagney car mon beau-père est près de V, ses batteries sont dispersées à droite et à gauche et je crois qu’il s’y ennuie un peu.

 

Je garde confiance et attends la fin de cette épreuve fort impatiemment.

13 mai - ELLE (Paris).- J’ai des masses de choses à te raconter évidemment puisque j’ai tout mon voyage et notre 1ère journée à Paris, mais je veux d’abord te dire toute la douce joie ressentie en lisant la lettre laissée par toi chez les Molard, j’y sentais tout ton cœur que tu me donnais et j’aurais voulu pouvoir te rendre autant de baisers que tu m’y disais de tendres choses. Mon Geogi si aimé, c’est si dur d’être loin de toi, mais je suis courageuse et ne perds pas l’espoir en un renouveau de vie heureuse à ton retour. Dieu ne voudra pas me prendre mon mari si cher et dont la protection m’est si nécessaire, je garde confiance et attends la fin de cette épreuve fort impatiemment, en me disant que je suis une des plus heureuses femmes du monde puisque je possède ton amour, que tu me le gardes malgré l’espace qui nous sépare.

 

Une bonne nouvelle que je veux te dire aussi en premier, c’est que le Dr nous a trouvés Robert et moi bien mieux. Il n’a pu nous recevoir qu’hier soir après sept heures ayant sa journée prise toute entière dans deux hôpitaux militaires. Nous avons donc dîné chez Marie M. à six heures, puis j’ai ramené Maman et les deux grands à l’hôtel pour faire bien vite coucher Noëlle et nous sommes partis, Bertus et moi. Le docteur nous a de nouveau radiographiés à la grande joie de Robert qui admire les beaux rayons irisés. Pour Robert, c’est toujours le même traitement, grand air et refaire un moment de la suralimentation. Pour moi, il va me commencer un traitement qui durera une quinzaine. Il veut faire encore une analyse demain avant de commencer et j’irai le revoir lundi, mais je ne sais encore en quoi consiste le traitement. Le docteur se déclare satisfait de mon augmentation de poids, mais veut encore que je grossisse de cinq à six kilos. Mon pauvre chéri, ce ne sera plus une femme que tu trouveras au retour, mais une vraie tour. Ce que je voudrais surtout acquérir, au lieu de tant de graisse, ce serait des forces car je ne suis encore pas capable de faire grand-chose, mais il paraît que tout viendra ensemble. En ce moment, si je n’avais pas Maman qui m’évite toute fatigue, je ne sais ce que je deviendrais.

 

La pauvre Maman vient de partir avec nos chéris, j’espère qu’ils arriveront sans retard et que notre petite Noëlle ne se trouvera pas mal de ce voyage. Hier elle était encore bien pâlotte et Marie Molard en était toute impressionnée, mais cela n’a rien de surprenant, étant donné la diète dans laquelle on a tenu la petite pendant si longtemps. Quand elle pourra manger à sa faim, elle reprendra vite. Le docteur Iser m’a dit hier que c’était certainement de la paratyphoïde qu’elle avait eue. Quand je rentrerai, je leur ferai à Robert et à elle des piqûres d’eau de mer pour les fortifier tous deux. Il me disait aussi que la typhoïde est très fréquente à Arcachon, mais que les Drs du lieu la cachent autant qu’ils peuvent.

 

Misie trouve que la guerre dure trop longtemps, qu’il n’y aura plus d’épouseurs.

Figure-toi qu’à Bordeaux, au buffet, nous avons eu la surprise de trouver P. Mangin qui revenait de la Rochelle et la Pallice où il avait une mission. Au lieu de rentrer directement à Paris depuis là, il était revenu à Bordeaux, je crois pour voir la ville qu’il ne connaissait pas encore et qu’il a trouvée très belle, « et puis j’étais si fatigué que je voulais un sleeping pour pouvoir dormir dans le train jusque Paris, de la Rochelle, il y a bien un express, mais pas de lits ». Ce n’est pas au buffet qu’il m’a dit cela, c’est quand je l’ai retrouvé dans la voiture des wagons-lits. Je t’assure qu’il n’avait pas l’air bien fatigué, je l’ai au contraire trouvé engraissé, mais passons et soyons charitable dans nos jugements. Marie Molard me disait que Misie est neurasthénique, elle trouve que la guerre dure trop longtemps, qu’il n’y aura plus d’épouseurs. Elle est sombre et se trouve malheureuse. C’est navrant d’entendre des paroles semblables sortir de la bouche d’une jeune fille qui est parmi les plus heureuses, qu’elle voie donc les pauvres petites obligées au travail pour pouvoir vivre ou celles qui ont perdu un être cher. Chez elle, au contraire la guerre n’a changé leur vie que pour l’embellir et la rendre plus gaie.

 

Je vais me lever bientôt et chercher un hôtel près de chez Marie, demain je te dirai ce que j’ai trouvé. Je ne fais pas venir d’argent, Maman m’a prêté 500 francs, et à partir de lundi je pourrai toucher mes rentes de l’emprunt, j’aurai donc bien assez, quoique je fasse de grosses dépenses en robes. Mon petit Geogi m’y autorise puisqu’il a dit qu’il aime me voir belle.

 

A demain, je t’embrasse tant que je peux, mon adoré. Ta Mi.

 

13 mai - André Perrin (Cornimont en permission mais Hôpital Suburbain Salle Laennec à Montpellier) à Georges Cuny.- Je suis en ce moment en permission de douze jours. Avant tout je veux d’abord vous adresser mes sincères félicitations car j’ai vu sur le livre d’or de Cornimont votre nom suivi d’une citation relatant tout votre héroïsme et votre courage. Quant à moi après avoir passé sept mois aux tranchées, épargné à Steinbach, à l’Hartmann, à Metzeral, un obus est venu après cette dernière attaque le 26 juillet dernier m’obliger à terminer la campagne à l’hôpital. Touché par des éclats sur tout le corps, grâce aux bons soins reçus, je suis maintenant à peu près rétabli, seul le bras gauche gravement touché est resté inerte. Je suis toujours soigné à Montpellier, mais il y a quelques semaines j’ai changé d’hôpital car sous peu je serai l’objet d’une nouvelle opération qui aura pour but de me rendre quelque peu l’usage des doigts. Après quoi je serai probablement réformé car l’avant-bras est complètement atrophié. Je n’aurai donc plus l’honneur de retourner faire mon devoir avec les braves camarades du 152e. Je regrette de n’avoir pu arriver à mes premiers galons que je devais recevoir d’un moment à l’autre. Dieu n’a pas voulu qu’il en soit ainsi ! Il n’y avait rien d’intéressant pour moi dans l’infanterie que la mitrailleuse et c’est à cette compagnie que je devais recevoir mes galons de caporal armurier. L’examen passé quelques jours avant d’être blessé m’avait valu les félicitations de mon colonel et de mon capitaine.

 

14 mai - ELLE (Paris).- Je suis à l’hôtel d’Iéna, avenue d’Iéna (16ème arr.), tout près de chez Marie, j’ai deux cents mètres à faire pour y aller. J’ai une chambre au 4ème avec balcon au-dessus de l’avenue, par conséquent beaucoup d’air et je suis assez haut pour ne pas absorber toutes les poussières de la route et des secouements de tapis.

 

Hier nous sommes allées voir Marie Paul à sa clinique qui se trouve à Grenelle. Paul était avec elle, ils ont encore parlé de la signature que Marie avait fait faire à son mari pour spécifier que c’est lui qui recommandait le docteur, ensuite Marie a dit à Paul qu’il trouverait sur sa table de nuit un petit billet avec ses recommandations. Je croyais que c’étaient des recommandations importantes, mais pas du tout, c’est pour le premier jour de l’opération quand il viendra la voir : 1° ne pas remuer le lit de Marie, ni s’appuyer dessus, 2° ne pas l’embrasser, 3° ne pas lui causer, s’asseoir tout doucement et ne plus remuer. Puis Marie a dit aussi qu’elle mettrait sur sa table, de manière à ce que le chirurgien le voie, un billet « prière de me faire une belle couture ». J’ai beaucoup ri de cette façon de correspondre, surtout avec son mari, cela ne me viendrait pas à l’idée. Tu vois, chéri, la prochaine fois que tu viendras en permission tu m’enverras aussi un petit billet, mais un peu plus doux : « Dès mon arrivée, ma petite femme m’embrassera dix fois, je la presserai sur mon cœur, elle viendra bien vite dans ma chambre... déballer ma cantine, j’aurai beaucoup de choses à lui raconter et il faudra fermer bien les portes ». Voilà ce que mon chéri Geogi m’écrira. En quittant Marie, j’ai été essayer des robes et suis rentrée. Marie Molard est allée chez Alice Mangin, mais je n’ai pas voulu tout faire dans la même journée, craignant de me fatiguer. J’irai demain, ce ne sera pas son jour et ne la trouverai peut-être pas, mais tant pis. Comme nous sommes invités les Molard et moi chez les Mangin mercredi à midi, il faut que je m’y présente avant.

 

J’ai hâte de recevoir de tes nouvelles, mon chéri, de savoir où tu es. Reçois mes plus chauds baisers. Mimi.

 

Gravures du Petit Journal - Supplément illustré - 14/05/1916 (N° 1325)

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Le général de Maud’huy - Commandant d’armée

Dès le début de la guerre, le général de Maud’huy, simple général de brigade commandant par intérim la 16e division d’infanterie, se révéla chef énergique et digne d’aspirer aux plus hauts grades. Le 26 août 1914, il était promu divisionnaire, et le 4 septembre il commandait un corps d’armée. Fait commandeur de la Légion d’honneur sur le champ de bataille, il était mis le 30 septembre par le généralissime à la tête d’une armée. Après avoir combattu pendant plusieurs mois dans le Nord, le général de Maud’huy fut mis à la tête de l’armée des Vosges.

 

On se rappelle la lettre éloquente et concise, d’un vrai style militaire, qu’il adressa au mois d’août 1915 aux ouvriers du Creusot. « Camarades, leur écrivait-il, on dit que vous travaillez jour et nuit pour nous envoyer des canons et obus. Bravo et merci ! Vous sauverez ainsi la vie de beaucoup de vos frères et nous aurons plus vite la victoire. Hardi ! travaillez dur, nous taperons dur. Vive la France ! » Cette lettre d’un général héroïque, chef d’une de nos principales armées, et bon juge en matière de services rendus au pays, était le meilleur hommage aux soldats de l’usine. Les ouvriers du Creusot en furent vivement touchés. Ils répondirent qu’en effet, ils travaillaient sans arrêt, le jour, la nuit, les jours de fêtes, conscients des services qu’ils devaient rendre à leurs vaillants frères d’armes qui luttaient sur le front. « Mon général, ajoutaient-ils, plusieurs d’entre nous ont eu l’honneur de servir sous vos ordres, particulièrement à la 16e division. Aucun encouragement ne pouvait les toucher davantage que celui de leur ancien chef. »

 

Ajoutons que le général de Maud’huy est Messin, c’est-à-dire doublement français.

 

 

 

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Seul contre deux bataillons

C’est le correspondant d’un journal ennemi, les ‘Dernières Nouvelles de Leipzig’, qui, dans le compte rendu qu’il fit des combats au bois des Caures, rendit cet hommage à l’héroïsme d’un officier français. Deux bataillons allemands qui avançaient dans la partie occidentale du bois des Caures, furent arrêtés devant la deuxième ligne de défense par un brave officier français qui, à lui seul, s’était enfermé dans un blockhaus avec une mitrailleuse, et fit feu sans interruption sur les soldats allemands ; ceux-ci, ne parvenant pas à en devenir maîtres avec leurs grenades à main, durent aller chercher un projecteur de flammes pour forcer l’officier à arrêter son feu qui tenait ainsi deux bataillons en respect.

 

Les instantanés de la guerre (photos)

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L'artillerie lourde sur le front

"Boboche", chien de guerre qui porte des dépêches dans son collier

L'habitation d'un général, construite par ses poilus

Les poilus lavent leur linge

Poste téléphonique d'un quartier général

Terrible effet d'un obus de 105, à Verdun

Un boyau de communication inondé

Trébizonde

Exercice d'assaut

En Mésopotamie - Construction d'une ligne télégraphique dans le désert

 

Les instantanés de la guerre (photos)

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Canons de marine, sur trains blindés, tirant par tir indirect

Prêts à bondir pour l'attaque

Camp serbe, à Salonique

En Mésopotamie - Convoi de ravitaillement

Défense d'un village en Haute Alsace

Cuistots - Un campement dans les Vosges

Aux créneaux

Ballon captif allemand

Le maréchal Mackensen passe les troupes turques en revue

Tube-lance-torpilles en position dans la tranchée

 

 

Thèmes qui pourraient être développés

  • Verdun - La quatrième offensive contre Verdun
  • Irlande - Les Sinn Feiners
  • Grèce - M. Venizélos élu député de Mytilène
  • Allemagne - L'offensive d'Hindenburg sur Riga-Dvinsk
  • Le général Pétain commandant d'un groupe d'armées
  • Le général Nivelle commandant l'armée de Verdun
  • Espagne - Alphonse XIII ouvre les Cortès
  • Les Alsaciens traités de boches
  • Deuil - La perte d'une mère
  • Etats-Unis - L'industrie américaine
  • Santé - Paratyphoïde
  • Le général de Maud'huy, commandant d'armée (Portrait dans LPJ Sup)
  • Industrie - Le papier (LPJ Sup)
  • Les instantanés de la guerre (Photos dans LPJ Sup)
  • Religion - Fête religieuse - Apparition de Saint Michel - 8 mai
  • Religion - Fête religieuse - Patronage de Saint Joseph - 10 mai


02/05/2016
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